04/06 14:02

La contrôleure générale des lieux de privation de liberté appelle dans son rapport annuel à desserrer "l'étau de la surpopulation" carcérale

La contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a appelé jeudi dans son rapport annuel à desserrer "l'étau de la surpopulation" carcérale, l'un de ses chevaux de bataille pour que les prisons cessent de "fabriquer de la récidive". "Quel retour à la vie +normale+ peut-on attendre de personnes qui, en prison, ont été entassées à trois dans 4,40 m2 d'espace vital, durant des mois, et souvent 22 heures sur 24, au milieu de rats, cafards et punaises de lit?", s'interroge Dominique Simonnot dans l'avant-propos du rapport d'activité 2021 de l'autorité administrative indépendante.

Elle se réfère ainsi à la surface au sol d'une cellule standard de 9 m2, quand on en retire l'emprise des sanitaires et des meubles. Et 22 heures sur 24 est le temps passé en cellule par un détenu quand il bénéficie d'une promenade chaque jour. Selon les derniers chiffres officiels, le taux d'occupation des prisons françaises atteignait 117% au 1er mai, grimpant même à 138,9% dans les maisons d'arrêt où sont incarcérés les détenus en attente de jugement - présumés innocents - et ceux condamnés à de courtes peines.

En raison de cette surpopulation, 1.850 prisonniers sont contraints de dormir sur des matelas posés à même le sol. La densité carcérale était repassée sous les 100% en 2020, à l'occasion de la crise sanitaire liée au Covid-19, durant laquelle des détenus avaient bénéficié de sorties anticipées. Mais "cela n'a pas duré. L'occasion de maintenir un peuplement des maisons d'arrêt acceptable a été manquée", déplore le rapport.

Or "la surpopulation vicie absolument tout: les relations entre détenus, celles entre surveillants et détenus; l'accès aux soins, au travail, à la formation et même aux douches ou aux promenades est empêché. Faute de temps, faute de médecins, de surveillants, de professeurs", estime Dominique Simonnot. Aussi l'ancienne journaliste, qui a succédé à Adeline Hazan en octobre 2020, réaffirme-t-elle la nécessité de "développer" les peines alternatives à la prison, "contraignantes, encadrées et surtout tournées vers la réinsertion".

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de bergil
4/juin/2022 - 20h17
canopee05 a écrit :

On n'est jamais à l'abri d'une mauvaise rencontre, mais vous voyez vraiment des agressions permanentes?

C'est sur à force d'être en permanence sur ce blog , vous n'avez pas le temps de lire les journaux !

Portrait de Jilou1994
4/juin/2022 - 17h30
Prime-.Minister a écrit :

Qu'en pense Jésus ?

"Qui vit par l'épée périt par l'épée" dit la Bible et selon l'évangile de Mathieu, donc la non-violence est certes la norme pour le saint prêtre qui prie pour tout le monde comme Jésus qui dit "Tu ne tueras point" mais la nature du guerrier est de protéger le corps tout entier de la société et le cas échéant doit tuer s'il le faut les malfaisants qui s'attaquent aux innocents. S'il ne le fait pas alors il devient un lâche en refusant de faire son devoir comme un chirurgien qui doit faire acte de violence sur le corps pour le soigner. Souffler sur un furoncle ne soigne pas le malade, il faut inciser profondément.

Nous vivons en France dans une société où la justice est bien trop souvent très dure avec les faibles et très faible avec les forts malheureusement. Je préfère et de loin la justice américaine qui est bien moins contaminée par le sentimentalisme. smiley 

Portrait de bergil
4/juin/2022 - 15h09

Les citoyens voudraient aussi un " retour à la vie +normale+ " c'est à dire pouvoir se promener tranquillement dans les rues sans se faire agresser au couteau ou se voir tabassé et dépouillé !

Portrait de Jilou1994
4/juin/2022 - 14h35

P de M rétablie pour tous les crimes de sang (sauf légitime défense), viols, actes de tortures etc reconnus sans aucun doute et l'étau va se desserrer plus rapidement ! smiley