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Le gouvernement présente un dispositif pour améliorer la réactivité des forces de l'ordre en cas de disparition d'une personne autiste ou porteuse d'un handicap intellectuel

Le gouvernement a présenté un dispositif pour améliorer la réactivité des forces de l'ordre en cas de disparition d'une personne autiste ou porteuse d'un handicap intellectuel, un cas de figure fréquent qui peut donner lieu à des drames.

Une circulaire a été envoyée en avril à toutes les brigades de gendarmerie et commissariats de police pour «réaffirmer le caractère d'urgence» de ces situations, a indiqué dans un communiqué la délégation interministérielle chargée de la stratégie pour l'autisme. Une personne atteinte d'un trouble autistique ou intellectuel est «susceptible de se perdre plus facilement» et de «se mettre en danger», d'autant qu'elle peut être dans l'impossibilité de se déclarer perdue et de demander son chemin. Elle peut être attirée vers des lieux spécifiques, un plan d'eau, une voie de chemin de fer, etc, d'où un risque important de noyade ou d'accident ferroviaire, a souligné la délégation.

Récemment, deux jeunes autistes sont ainsi décédés après une disparition, en 2019 et en 2021. Or, policiers ou gendarmes, comme l'ensemble de la population, connaissent peu ou mal l'autisme et ne mesurent pas toujours l'urgence de la situation, explique-t-on dans l'entourage de la déléguée interministérielle, Claire Compagnon. Que la personne soit mineure ou majeure, les recherches doivent être lancées «immédiatement», et de leur côté, les familles ou établissements d'accueil ne doivent pas hésiter à signaler la disparition le plus tôt possible.

Parallèlement, les aidants et établissements sont incités à remplir par avance une fiche d'information sur la personne qu'ils accompagnent, avec des détails qui pourront s'avérer déterminants en cas de disparition. La personne «supporte-t-elle les contacts physiques», a-t-elle des «endroits préférés» où elle pourrait se réfugier, quels sont ses «comportements atypiques», par quels «gestes et mots apaisants» peut-on entrer en contact avec elle? «En cas de disparition, les proches n'ont plus qu'à ajouter le dernier lieu où la personne a été vue et sa tenue vestimentaire du jour et à remettre la fiche aux gendarmes ou aux policiers», qui pourront ainsi «adapter leurs comportements et interventions» une fois la personne localisée, expliquent les promoteurs du dispositif. En guise de précaution supplémentaire, soulignent-ils, les familles peuvent aussi «équiper leur proche avec un système de géolocalisation adapté».

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