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La Cnil, gardienne de la vie privée des internautes en France, s'est mobilisée sur de multiples fronts en 2021: Cookies, vidéosurveillance et rançongiciels

La Cnil, gardienne de la vie privée des internautes en France, s'est mobilisée sur de multiples fronts en 2021, des "cookies" avec d'importantes sanctions prononcées contre les géants du web à la cybersécurité et la souveraineté des données. Une activité intense pour laquelle l'institution demande plus de moyens. Si le nombre de plaintes semble avoir atteint un "plateau élevé" à plus de 14.000, l'année 2021 a été "sans précédent" sur le plan des sanctions, "tant par le nombre de mesures adoptées (18 sanctions et 135 mises en demeure) que par le montant cumulé des amendes, qui atteint plus de 214 millions d’euros" (+55%), a détaillé la Commission dans son rapport annuel.

Après avoir laissé un temps d'adaptation aux entreprises sur le sujet des "cookies", ces traceurs du web très utilisés par les géants publicitaires, la Cnil a pu cette fois s'appuyer sur la réglementation européenne RGPD, qui prévoit des amendes allant jusqu'à 4% du chiffre d'affaires. Ainsi, Google et Facebook ont été sanctionnés en décembre à hauteur de respectivement 150 et 60 millions d'euros, car "ils ne permettaient pas à des millions d'internautes de refuser les +cookies+ aussi facilement que de les accepter", a rappelé la présidente de la Cnil Marie-Laure Denis lors d'une conférence de presse. Les deux géants ont depuis indiqué avoir modifié leur interface, a relevé la Cnil.

Le régulateur a réitéré sa mise en garde sur l'outil d'analyse du trafic Google Analytics, sur lequel elle a annoncé 3 mises en demeure. "La récente annonce d'un accord de principe (sur les transferts de données, ndlr) entre l'UE et les Etats-Unis constitue un premier pas important, mais ne modifie pas à ce stade le cadre juridique des transferts. En l'absence d'un texte qui ne sera pas prêt avant plusieurs mois, les acteurs doivent prendre des mesures pour veiller au respect de la protection des données", a déclaré Mme Denis.

Sans réponse de la société américaine Clearview, mise en demeure de supprimer les images de personnes résidant en France de sa base de données utilisée à des fins de reconnaissance faciale, Mme Denis a dit "envisager sérieusement de saisir prochainement la commission restreinte de la Cnil" pour lancer une procédure de sanction.

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