06/04/2022 14:49

Assassinat de Samuel Paty: La famille du professeur dépose plainte contre les ministères de l'Intérieur et de l'Education nationale

La famille de Samuel Paty, assassiné en octobre 2020, a porté plainte mercredi auprès du parquet de Paris contre l’administration, considérée comme fautive de n’avoir pas protégé le professeur, a annoncé à l’AFP leur conseil, Virginie Le Roy. « Des fautes ont été commises tant du côté de l’Education nationale que du côté du ministère de l’Intérieur, sans lesquelles Samuel Paty aurait pu être sauvé », a indiqué Me Le Roy, confirmant une information de Libération.

La plainte, dont l’AFP a eu connaissance, cible les délits de « non-empêchement de crime et de non-assistance à personne en péril » et vise « plusieurs agents du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Éducation nationale » qui ont eu à connaître directement ou indirectement de la situation de Samuel Paty. Dans le détail, la plainte rappelle le lent engrenage débuté par un cours sur la laïcité dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) début octobre 2020, qui a abouti à l’assassinat le 16 du professeur âgé de 47 ans, poignardé puis décapité, par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe d’origine tchétchène, tué peu après par la police.

L’homme de 18 ans, radicalisé, lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Dans un message audio en russe, il avait revendiqué son geste en se félicitant d’avoir « vengé le prophète ». Pour la famille, « dès le 8 octobre et jusqu’au 16, Samuel Paty, la principale et les enseignants ont identifié une menace grave pour leur intégrité physique et la sécurité du collège », résultant notamment de la médiatisation de l’affaire via les réseaux sociaux par Brahim Chnina, père d’une collégienne qui prétendait avoir assisté au cours, et par le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui.

Mais pour la famille, « les agents du ministère de l’Intérieur ont failli dans l’assistance à Samuel Paty », qui « aurait dû bénéficier au minimum de la protection la plus faible », un ou deux agents, au vu de la « menace » le visant, ce qui « l’aurait sauvé ». La plainte vise également plusieurs agents de l’Éducation nationale, par exemple au rectorat ou au collège. Dans l’enquête antiterroriste sur l’assassinat, au moins quinze personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont six collégiens, le père de l’adolescente et M. Sefrioui. Les investigations pourraient être clôturées d’ici la fin 2022, selon une source proche du dossier.

 

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Vos réactions

Portrait de Greg1928
7/avril/2022 - 00h12
Haddadh68 a écrit :

Un an et demi après ce meurtre horrible la famille se réveille ? Ils sont long à la détente,  ceux là. C était au moment des faits qu il fallait porter plainte.  En plus c'est contre la famille des meurtriers et notamment la fille qui a salit Samuel et le père qui a appelé au meurtre de l enseignant. 

Vous semblez ne pas connaitre les différentes phases d'un deuil. Il faut du temps et 18 mois vu les conditions tragiques du décès c'est un minimum pour enfin s'exprimer en dehors de l'émotion.

 

Portrait de remarques
6/avril/2022 - 22h42

smiley

Portrait de Phantôme_
6/avril/2022 - 20h12
Haddadh68 a écrit :

Un an et demi après ce meurtre horrible la famille se réveille ? Ils sont long à la détente,  ceux là. C était au moment des faits qu il fallait porter plainte.  En plus c'est contre la famille des meurtriers et notamment la fille qui a salit Samuel et le père qui a appelé au meurtre de l enseignant. 

Il y a bien des présumés victimes d'agressions sexuelles qui portent plainte 10, 20 ou bien 30 ans plus tard.

Portrait de bib
6/avril/2022 - 17h10

La feuille de présence prouvait depuis le début que l'élève n'avait pas assisté au cours.

La directrice a reçu le prêcheur qui n'est pas parent d'élève.

Des collègues n'ont pas soutenu M.Paty, voire critiqué sa méthode.

L'inspecteur a demadé à M.Paty de présenter des excuses.

Et des collégiens ont désigné M.Paty au tueur contre de l'argent.

Portrait de YVESM
6/avril/2022 - 16h29
GDGD a écrit :

L'OFPRA chargée d'instruire le dossier de demande d'asile avait fait sa part de boulot : REJETER la demande de cette famille tchétchène qui avait reconnu avoir hébergé des terroristes islamistes dans leur pays. La commission dite CADA, en appel, a validé l'asile .. 1ère erreur qui leur aura permis de rester sur le territoire.

La 2ème erreur du ministère de l'intérieur qui, devant être informée désormais qu'il y avait une famille de dangereux tchétchènes pro-islamistes, aurait dû être surveillée au plus près, pour qu'à la première incartade, ils puissent être expulsés par une nouvelle procédure. Et visiblement, s'ils avaient pu/voulu les surveiller, il y avait matière à trouver des motifs suffisants.

Comme le procès de l'Etat pour son inaction pour le climat, l'Etat commence à enregistrer des plaintes de Français, victimes d'attaques de migrants et de terroristes, et il sera logiquement condamné pour ne pas assurer la sécurité minimale des compatriotes, pour ne pas appliquer ses propres lois.. Les parents de Mauranne et Laura, victimes du clandestin tunisien à la Gare Saint-Charles de Marseille en 2017, ont également porté plainte contre l'Etat par exemple.

Et oui.

Si à part un(e) candidat(e) osait balancer à « Rothschild du Nord de sa MER » cette action menée par la famille, voir un(e) journaliste (là c’est de la science fiction...).

Évidemment il s’en tirerait grâce à ses talents de « De Funes du tragique», par un : « Comment osez vous ! », hors réchauffement climatique.

Oui, nous allons encore voir les capacités de comédien du petit Emmanuel.

À nous, de le sanctionner pour ses mensonges.