21/03/2022 16:02

Tony Vairelles, ex-attaquant de l'équipe de France de football, et trois de ses frères comparaissent devant la justice, jugés pour des violences avec arme à la sortie d'une boîte de nuit

Tony Vairelles, ex-attaquant de l'équipe de France de football, et trois de ses frères comparaissent libres depuis aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Nancy, jugés pour des violences avec arme commises dix ans plus tôt à la sortie d'une boîte de nuit.

Fabrice, Jimmy, Giovan et Tony Vairelles se sont présentés tour à tour à la barre, arborant chacun un masque chirurgical noir sur le nez. Ils doivent répondre jusqu'à vendredi de "violences en réunion, avec préméditation et avec arme".

Les quatre frères sont soupçonnés d'avoir ouvert le feu et blessé trois vigiles de la discothèque Les Quatre-As à Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) dans la nuit du 22 au 23 octobre 2011.

Au cours de cette soirée, Giovan et Jimmy, alors âgés respectivement de 20 et 30 ans, avaient été expulsés de la discothèque après une altercation, puis étaient revenus armés, accompagnés de Tony et Fabrice, 38 et 40 ans à l'époque.

Dans un premier temps, les frères avaient été mis en examen pour tentative d'assassinat, des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. Après requalification, ils encourent désormais une peine de dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.

Les trois vigiles de la boîte de nuit comparaissent à leurs côtés, répondant de violences en réunion et, pour deux d'entre eux, avec armes, en l’occurrence "une bombe lacrymogène, des barrières de sécurité et une matraque", des fait passibles de trois et cinq ans d'emprisonnement.

Avant d'aborder le fond de l'affaire, l'avocate de la fratrie Vairelles, Virginie Barbosa, a réclamé la nullité de la procédure, arguant de la lenteur de l'instruction qui a vu se succéder quatre juges d'instruction.

"J'estime que c'est lamentable, c'est inadmissible de juger dans de telles conditions, dans un tel délai", a-t-elle soutenu, rappelant que le procès s'ouvrait "dix ans et cinq mois" après les faits.

L'avocate a fait valoir qu'en l'absence de vidéosurveillance, le dossier "repose sur des témoignages" et des témoins qui pour "certains ne sont plus là" et d'autres qui "plus on les interroge, moins ils se souviennent".

Le tribunal a toutefois joint l'incident au fond.

Tony Vairelles, issu de la communauté gitane, a été sélectionné à huit reprises en équipe de France, de 1998 à 2000 (1 but). Il a notamment porté les couleurs de Lens, Lyon, Bordeaux, Bastia et Gueugnon.

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Vos réactions

Portrait de NALA
21/mars/2022 - 21h35
ailbibracte a écrit :

J'ai jamais trop compris cette histoire, surtout que Vairelles n'était pas considéré comme un méchant dans le monde du foot. Il était considéré comme un doux. 

Je me rappellerai toujours de son exclusion pour faute grave dans un match contre un club italien. Il s'était indigné mais n'avait pas été violent alors qu'il n'avait rien fait, que le joueur italien avait simulé une attaque. J'ai l'impression que ce fut la fin de sa carrière, peut être écœuré par cette injustice.

Je crois que vous faites totalement le déni de ses antécédents familiaux…