19/03 17:02

Mediapart a confirmé sa bonne santé l'an dernier en se maintenant au-dessus des 200.000 abonnés - Le site d'information veut toucher un public plus jeune et plus large grâce à de nouveaux formats

Le site d'information en ligne Mediapart a confirmé sa bonne santé l'an dernier en se maintenant au-dessus des 200.000 abonnés, et veut toucher un public plus jeune et plus large grâce à de nouveaux formats, notamment vidéo, a-t-il annoncé. Pour 2021, le nombre d'abonnements se monte à 213.533, a indiqué Mediapart lors de sa conférence de presse annuelle de résultats.

Fin 2020, le site né en 2008 avait dépassé pour la première fois les 200.000 abonnés (218.000). Mais cette année-là avait été marquée par une croissance exceptionnelle, attribuée au "besoin de s'informer" dû à la pandémie de Covid, a expliqué Cécile Sourd, sa directrice administrative et financière. "Nous abordions l'année 2021 dans l'expectative, et elle nous a apporté de bonnes surprises", a-t-elle assuré. Le chiffre d'affaires est en légère hausse (21,3 millions d'euros contre 20,4 en 2020) et le bénéfice net est stable, juste au-dessus des 4 millions d'euros.

"L'indépendance est durablement rentable", s'est félicitée Mme Sourd, en référence au modèle économique de Mediapart. Le chiffre d'affaires dépend "à 98% des abonnés" et le média réputé pour ses investigations est financé "sans publicité, sans mécène, sans subvention de l'Etat et sans accord avec les grandes plateformes" internet comme Google et Facebook. Si 2021 a confirmé l'existence d'une "base solide de lectorat", selon Mme Sourd, Mediapart cherche désormais à toucher "un public plus jeune, plus populaire, plus divers", a expliqué Carine Fouteau, sa codirectrice éditoriale. Il insiste pour cela sur certaines thématiques, dont "le climat, le genre, les violences policières ou la diversité", a-t-elle poursuivi.

Cet "élargissement" du public passe aussi par de nouveaux formats, parallèlement à l'écrit. Mediapart propose ainsi des enquêtes vidéos (comme celle qui portait récemment sur les accusations de violences sexuelles contre Eric Zemmour) ou des podcasts (dont "la relève", consacré aux jeunes). De même, l'émission en ligne "A l'air libre" (en direct et en accès libre du lundi au jeudi à 19h00), lancée pendant le confinement du printemps 2020, a atteint "son rythme de croisière", selon Mme Fouteau. Mediapart a également coproduit le documentaire "Media Crash" dénonçant la concentration des médias, sorti en salles le 16 février.

Enfin, Mediapart a recruté: il emploie 131 salariés (dont 72 journalistes), contre 118 (dont 69 journalistes) en 2020 et 34 (dont 24 journalistes) en 2010. La conférence de presse a eu lieu dans les nouveaux locaux parisiens, plus spacieux, qu'occupe Mediapart depuis novembre. Elle était animée par l'équipe dirigeante du site et non ses cofondateurs, le président Edwy Plenel et la directrice générale Marie-Hélène Smiéjan. Ceux-ci ont volontairement laissé la parole pour symboliser un "passage de témoin progressif" à la tête du site, a expliqué M. Plenel.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Eniox
20/mars/2022 - 02h29
Betina11 a écrit :

La seule fois où mediapart a fait son boulot c'était sur Cahuzac et c'était uniquement pour obtenir la niche fiscale de la presse papier.

Hollande l'a cédé à Plenel qui, depuis, est un chien du pouvoir exactement comme le reste des médias subventionnés.

Poubelle

Mais oui bien sûr, les élus de droite sur lesquels ils ont enquêtés sont blancs comme neige.

Quant aux médias subventionnés, vous êtes totalement à côté de la plaque.

Portrait de Hugo Drax
19/mars/2022 - 17h23

Pourtant son niveau ne cesse de baisser. C'est la chute libre depuis les débuts.