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Essonne: Un détenu de 44 ans est décédé à la suite d'un incendie dans sa cellule à la prison de Fleury-Mérogis - Une enquête a été ouverte

Un détenu de 44 ans est décédé à la suite d'un incendie dans sa cellule à Fleury-Mérogis (Essonne), a indiqué le parquet d'Evry, sollicité par l'AFP. Une enquête pour recherche des causes de la mort a été ouverte après ce décès survenu le 14 février, a précisé le ministère public. Elle vise à déterminer "s'il s'agit d'une tentative de suicide ou si le feu est accidentel".

Les agents de la pénitentiaire ont découvert le détenu "allongé au sol" et tenté de pratiquer les premiers secours mais "le corps étant grièvement brûlé, le massage cardiaque n'a pas pu être effectué", a déclaré la direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) à l'AFP.

Puis lorsque les pompiers parviennent au premier étage du bâtiment de la maison d'arrêt pour hommes, la victime en arrêt cardio-respiratoire avait été extraite de la cellule et le feu partiellement éteint par les personnels de l'administration pénitentiaire, notent-ils.

L'homme était incarcéré depuis avril 2020 pour tentative de meurtre, selon le parquet.

Contactés par l'AFP, les proches du défunt fustigent un délai d'intervention "tellement long qu'(il) est retrouvé complètement cramé". "Le temps d'aller chercher le matériel ignifugé – les portes en métal étant brûlantes –, de s'équiper, etc., je comprends que la famille trouve le temps d'intervention long", a reconnu une source proche du dossier auprès de l'AFP.

"Pourquoi tant de temps ?", s'interroge également François Korber, délégué général de l'association Robin des Lois, défendant les droits des détenus.

"Ce décès absurde rappelle tragiquement celui du jeune homme qui avait mis le feu à sa cellule pour protester et qui avait été retrouvé brûlé vif", s'indigne-t-il, dénonçant "des lourdeurs de protocole ahurissantes (…) quand il s'agit de la vie d'une personne".

En avril 2016, cet homme de 31 ans avait succombé des suites d'un incendie dans la cellule qu'il venait d'intégrer. Dans cette enquête, une cheffe de détention et deux surveillants sont mis en examen pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui, selon une source judiciaire à l'AFP. 

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Vos réactions

Portrait de COLIN33
23/février/2022 - 23h16 - depuis l'application mobile

Pourvu que les Balkany n'aient pas été incommodés par la fumée....a mais Isabelle n'y est pas, que deviens elle ??