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L'ex-ministre Alain Griset comparaît aujourd'hui devant le tribunal correctionnel Lille pour "abus de confiance", un mois après sa condamnation pour "déclaration incomplète ou mensongère" de sa situation patrimoniale

L'ancien ministre aux PME Alain Griset comparaîtra aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Lille pour "abus de confiance" presque un mois après sa condamnation par le tribunal correctionnel de Paris pour "déclaration incomplète ou mensongère" de sa situation patrimoniale, a annoncé le parquet. M. Griset doit comparaître à 14H00 devant la 7e chambre, mais son avocat Me Patrick Maisonneuve a annoncé à l'AFP qu'il demandera un report de l'audience du fait du délai très court "entre la clôture du dossier le 15 décembre et l'audience". Cette requête "doit être logiquement acceptée", a ajouté l'avocat, précisant que son client ne se présentera pas à l'audience.

M. Griset, qui avant de devenir ministre avait exercé pendant plus de 30 ans la profession de chauffeur de taxi, doit répondre d'"abus de confiance" au dépens de la Confédération nationale de l'artisanat des métiers et des services (Cnams) du Nord, selon une source judiciaire.

Il s'agit d'un des volets du dossier qui lui a valu sa condamnation le 8 décembre à six mois d'emprisonnement avec sursis et une peine d'inéligibilité de trois ans avec sursis. Il avait démissionné du gouvernement dans la foulée.

Alain Griset était poursuivi à Paris pour avoir omis de déclarer, en août 2020, après sa nomination au gouvernement, une partie de son patrimoine et de ses intérêts à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Parmi les sommes en jeu, 130.000 euros placés sur le PEA du ministre et qui appartenaient à la Cnams du Nord, une organisation interprofessionnelle que M. Griset dirigeait alors depuis 1991. Sur ce volet, l'ex-ministre encourt cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d'amende, selon le parquet de Lille.

Devant le tribunal parisien, M. Griset avait soutenu en octobre qu'il avait reçu en août 2019 "mandat" de la Cnams pour "faire fructifier cette somme sur une courte durée afin d'acheter un bien immobilier". Il s'était au passage félicité de la plus-value de 19.000 euros réalisée en onze mois.

"Mon mandat, c'était de gérer cet argent en tant que président du Cnams. N'étant plus président, ce mandat s'arrêtait. Cet argent ne m'appartenait pas. Il ne m'a jamais appartenu avant d'être ministre et encore moins après", avait-il souligné.

La HATVP avait saisi la justice en novembre 2020 après avoir constaté l'omission de M. Griset. Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy, avait pour sa part effectué un signalement au parquet de Lille.

Pour la HATVP, l'omission de déclaration avait essentiellement pour but "d'empêcher la révélation de faits susceptibles de recevoir la qualification pénale d'abus de confiance".

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Vos réactions

Portrait de DixèmeDose
5/janvier/2022 - 10h43

C'est marrant son parti politique n'est pas cité ,( LREM) , si il avait été RN ça serai dans le titre !