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La Cour européenne des droits de l'homme déboute l'homme d'affaires et ex-tennisman roumain Ion Tiriac, qui s'estimait diffamé par un article de presse sur ses dettes

La Cour européenne des droits de l'homme a débouté l'homme d'affaires et ex-tennisman roumain Ion Tiriac, qui s'estimait, à tort selon la CEDH, diffamé par un article de presse sur ses dettes. L'article en question, publié en 2010 par le journal roumain Financiarul, évoquait les dettes envers l'Etat roumain d'une quinzaine de personnes les plus riches du pays et incluait la photo de M. Tiriac, devenu après la chute du communisme un homme d'affaires richissime.

"Selon l'article, seules deux personnes figurant sur la liste avaient une dette supérieure à celle de M. Tiriac", rappelle la CEDH dans un communiqué. S'estimant diffamé, l'ancien président du Comité olympique roumain, aujourd'hui âgé de 82 ans, avait saisi les tribunaux de son pays mais avait été débouté, les juridictions roumaines estimant notamment que l'article, "lié au classement annuel des Roumains fortunés établi par Financiarul, avait porté sur une question d'intérêt public, à savoir les dettes que les riches pouvaient avoir envers l'Etat", rappelle la CEDH.

Dans son arrêt, la juridiction paneuropéenne a donc donné raison aux tribunaux roumains, estimant que l'article en question, qui était "un mélange de jugement de valeur et de déclarations factuelles étayées", n'avait "pas été écrit de mauvaise foi" et n'avait eu aucun "effet négatif perceptible sur la vie du requérant".

"Les juridictions (roumaines) ont mis en balance les droits concurrents en jeu conformément aux critères énoncés dans la jurisprudence de la Cour", conclut la CEDH, selon laquelle il n'y a pas eu de violation de l'article 8 de la Convention (droit au respect de la vie privée et familiale), contrairement à ce que soutenait l'ancien manager de Guillermo Vilas, Boris Becker ou Marat Safin.

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