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Dominique Farrugia pousse un coup de gueule face à la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées: "La colère est là car je le vis au quotidien et ça m’emmerde" - VIDEO

Invité de "On est en direct" hier soir sur France 2 à l'occasion de la sortie de son livre "Elle ne m'a jamais quitté", Dominique Farrugia n'a pas caché son agacement voire même sa colère face à Sophie Cluzel.

Le réalisateur et producteur, atteint de sclérose en plaques, n'a pas épargné la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées lorsqu'elle a reconnu un certain retard en France au niveau de l'accessibilité.

"Ouvrons le débat sur les handicapés. Il n'est pas suffisamment ouvert, vous le savez comme moi. Combien sont au chômage, combien ne peuvent pas travailler, prendre le métro...", a déclaré Dominique Farrugia. Et Sophie Cluzel de rétorquer:

 "Nous avons le taux de chômage qui baisse enfin pour les personnes handicapées. Je ne nie pas que nous avons des problèmes mais on est dans une dynamique".

C'est alors que le réalisateur a poussé un coup de gueule contre la dernière campagne de sensibilisation, qui, selon lui, n'est pas assez engagée.

"La colère est là parce que je la vis au quotidien parce qu’elle m’emmerde, parce que ça m'emmerde la vie que je peux avoir si j'ai pas quelqu'un qui m'aide pour descendre un trottoir parce que le trottoir est trop haut, si je ne peux pas rentrer dans un ascenseur parce qu'il est trop petit. Allons plus loin", a-t-il lancé.

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Vos réactions

Portrait de AP29
7/novembre/2021 - 12h38

Ce n'était en aucun cas un coup de gueule mais simplement un échange entre deux personnes passionnées et à l'écoute l'un de l'autre et très respectables d'autant plus cette ministre très active

Portrait de françois54
7/novembre/2021 - 11h59

Il ne faut pas seulement prendre en compte le handicap physique mais aussi le handicap psychique (autisme, bipolarité, burn out, dépressions profondes , toc, schizophrénie) qui ne sont quasiment pris en charge que par des organisations qui tentent d'aider les accompagnants mais rarement les malades or en tant que parents nous ne sommes pas les soignants de ces malades qui manquent cruellement de psychiatres ,d'infirmiers spécialisés, de suivi de traitement après l'hospitalisation etc, d'institutions pour permettre aux accompagnants aidants de pouvoir souffler un peu

Portrait de carino
7/novembre/2021 - 11h00

c'est un peu comme la question climatique .... 

les élus sont unanimes pour dire que c'est urgent 

 

la question ils font quoi pour que ce soit urgent ? 

Vont il aller verifier dans chaque entreprise, chaque logement mis en location ? comment diminuer l'usage des transports qui ne sont pas communs ? verifient t'ils si la facture n'est pas trop lourde à cause de la negligence des proprietaires qui se permettent une augmentation de loyers mais ne font rien en retour ? 

Ici pour le handicap font ils un check up des transports en commun , cree t'il de l'emploi pour accompagner davantage ? font ils une analyse minutieuse sur la qualité des trottoirs par quartier , nomment ils un responsable par quartier en cas où la personnes à mobilité réduite ou autre soit aidé directement en cas de difficultés ? ...

On invente des normes comme l'usage de la carte bancaire , justifications de transactions, vitesse de 50 à 30 km heure mais on prend son temps pour le reste qui va dans le sens du bien etre

 On fait semblant de s'en occuper et ca c'est encore plus enervant que ne rien faire du tout .... 

Portrait de C'est Mon Avis
7/novembre/2021 - 10h47

Les ministres ne sont que des fusibles, les vitrines du gouvernement ! Ils passent, espèrent laisser une trace de leur passage puis s'en vont, avec la paye de ministre...

Ceux qui travaillent ce sont les secrétaires, les "petites mains", mais leur donne t-on les moyens de travailler correctement ?

Les personnes handicapées, et plus encore les handicapés moteur, sont relégués au ban de la société, ils n'intéressent pas les politiques, c'est pour cette raison que rien n'est fait pour faciliter leurs déplacements ! Ils ne peuvent pas manifester dans les rues, ils sont donc invisibles !

Il serait temps que la ministre (et ses successeurs) agissent pour faciliter la vie de toutes ces personnes qui, même si elles ne sont pas "dans la norme" physiquement, ont un cerveau, comme tout le monde et savent s'en servir ! Ce ne sont pas des "sous-humains" ! Rappelez vous-en lors des élections !!!

Portrait de BREIZ Mike
7/novembre/2021 - 10h43

Il a raison, il faut faire plus.Tout le monde peut un jour devenir handicapé, par un accident de voiture ou autre.