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Le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques affirme que le gouvernement français a "écarté" l'idée de la reconnaissance faciale pour les JO de Paris-2024

Le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques Michel Cadot a affirmé mardi soir que le gouvernement français avait "écarté" l'idée de la reconnaissance faciale pour les JO de Paris-2024, à l'occasion d'un débat organisé par Sciences Po. "La position du gouvernement, et celle de la délégation que je dirige, est que nous n'avons pas besoin de recourir à de la reconnaissance faciale pour garantir la sécurité des Jeux", a-t-il affirmé devant des étudiants de l'école, en réponse à une question.

"Et donc cette mesure ne sera pas mise, il y a besoin d'une loi pour pouvoir le faire", a-t-il affirmé. "Nous avons écarté ce type de solution qui ne font pas aujourd'hui consensus", a-t-il dit. "C'est un sujet qui nécessite du temps", a-t-il ajouté. Lors des JO de Tokyo cet été, un système d'authentification des personnes accréditées (sportifs, staff, médias) était en place en comparant le visage avec la photo de l'accréditation à chaque entrée dans un site.

"Il y a un débat profond dans la société française actuellement entre les libertés publiques et la sécurisation des grands événements", a expliqué Michel Cadot. "Nous ne souhaitons pas collectivement que les Jeux puissent servir de vecteur pour faire passer des mesures qui peut-être ont du sens en terme de police mais qui dans le délai court qui est le nôtre ne permettra pas d'avoir un débat et des solutions adaptées", a encore dit cet ex-préfet de police de Paris, alors que la question agite certains acteurs en coulisses.

La reconnaissance faciale en temps réel est actuellement interdite sans le consentement des personnes. Des expérimentations peuvent néanmoins être menées si elles répondent à des critères précis. Dans une enquête de la cellule investigation de Radio-France diffusée en septembre 2020, la présidente de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) Marie-Laure Denis avait expliqué que l'utilisation de la reconnaissance faciale pour les JO était "envisageable", soit "sur la base d'un consentement réel", "soit par un texte qui autorise pour une durée limitée et sur un périmètre défini l'utilisation de ces pratiques".

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