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Traités de "bâtards" et menacés par un ministre, les journalistes des Comores expriment leur soulagement après les excuses publiques présentées par Kamalidine Souef, récemment nommé aux Finances

Traités de "bâtards" et menacés par un ministre, les journalistes des Comores ont exprimé leur soulagement après les excuses publiques présentées par Kamalidine Souef, récemment nommé aux Finances. "J'ai laissé la passion l'emporter sur la raison", a déclaré M. Souef dans un communiqué. "Mon souhait le plus ardent est de voir les journalistes continuer à travailler en toute liberté dans notre pays", a-t-il assuré.

Nommé ministre des Finances et du Budget, l'ex-directeur des Douanes, Kamilidine Souef, avait menacé les journalistes qui oseraient le critiquer dans ses nouvelles fonctions, lors d'une cérémonie officielle de passation de pouvoir la semaine dernière. "Les bêtises proférées par ces bâtards de journalistes doivent cesser. Quand je n'étais que directeur général des Douanes, mes amis laissaient faire. Ce qui ne sera plus le cas maintenant que je suis ministre", avait-il proféré. Avant d'ajouter: "J'ai des hommes de main". Ses excuses montrent "qu'il a compris à quel point ses propos étaient dangereux et il les regrette c'est l'essentiel", a estimé dans un communiqué le Conseil national de la presse et de l'audiovisuel, organe de régulation des médias.

Le Syndicat national des journalistes aux Comores (SNJC) s'était insurgé contre de tels propos "qui mettent à mal le libre exercice de la profession". De son côté, la présidence s'est désolidarisée des "propos personnels" de son ministre. L'archipel est dirigé par Azali Assoumani, régulièrement critiqué pour ses dérives autoritaires et l'arrestation d'opposants et de journalistes. Sa réélection à la présidence en 2019 a été vivement contestée par l'opposition qui dénonce une "dictature".

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Vos réactions

Portrait de canopee3
10/octobre/2021 - 09h17
YVESM a écrit :

En France, c'est différent. Des journalistes insultent un journaliste qui ne partagent pas leurs opinions monopolistiques,  et encore plus s'il se déclare politique...

Je me demande bien de qui vous voulez parler.