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Les confidences bouleversantes de Nicolas Bedos, hier dans "Sept à Huit", sur la disparition de son père Guy, victime de la maladie d'Alzheimer : "J'ai réussi à voler au temps quelques moments de lucidité formidables" - Vidéo

Invité dans le portrait de la semaine de Sept à Huit de Audrey Crespo-Mara, Nicolas Bedos s'est confié sur les souvenirs qu'il a de son père, victime de la maladie d'Alzheimer :  "Cette barbare maladie qui a un peu foutu le bordel dans sa mémoire et dans son esprit...  J'ai réussi à voler au temps quelques moments de lucidité formidables. C'était un père merveilleux qui, d'une seconde à l'autre, pouvait devenir brutal et désobligeant. Il m'a donné en héritage une sorte de susceptibilité. Mais en même temps on lui pardonnait tout car on voyait au fond de ses yeux, la tendresse d'un petit garçon blessé. 

Il devient à un moment exactement ce que pendant des décennies il nous a fait promettre de ne pas le laisser devenir. Je n'ai livré cette intimité que dans le seul but de participer à la dénonciation du flou d'interprétation que la loi inflige aux soignants dont la main tremble au bout de la seringue. Ce serait bien que les gens puissent avoir un départ qui ressemble un tout petit peu à l'exigence dont ils ont fait preuve tout au long de leur vie".

Et pour arrêter son cœur, Guy Bedos aurait eu recours à l'euthanasie, comme l'évoquait son fils : "Il y a des pères qui partagent la passion du football ou de la guitare avec leur fils, mon père et moi avons toujours eu en commun une relation étroite avec l'envie de débrancher la machine".

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Vos réactions

Portrait de muzo 28
26/juillet/2021 - 12h29
JC732 a écrit :

Ma grand mère était en Ehpad et j'ai souhaité que cela s’arrête, non a cause des frais, mais parce qu'elle le voulait. Elle avait toute sa tete, mais c'est bien tout ce qu'il lui restait. Elle n'etait que souffrances. Bien sur, je n'ai rien fait. C'est le virus qui s'en est chargé. Venez faire un tour dans un ehpad, le plus beau soit -il. Venez déjeuner en leur compagnie dans leurs restaurants. La vie ce n'est pas ça. Il est vraiment temps qu'une législation règle ce probleme une bonne fois pour toutes. Puisque nous devons partir, qu'on nous laisse le choix du moment. Soir par un document signé quand nous étions lucides, soit quand nous n'en pouvons plus de souffrir et que nous le demandons.

Je parle en connaissance de cause. Je  bossais avant en EHPAD, je fait actuellement ailleurs beaucoup dans la fin de vie, on voit des réactions étranges de certaines familles  J 'ai perdu ma belle mère atteinte  de la maladie d'Alzheimer, gardée presque juste au bout à domicile. L'enfer pour l'entourage, cette terrible maladie. Elle nous avais  dit avant ce qu'elle ne voulait pas, elle était infirmière. On a respecté ses désirs, pas pour un soucis d'argent, juste la charge morale et un médecin humain qui ne s'est pas acharné à la garder en vie à tout prix. 

Portrait de Faux News
26/juillet/2021 - 12h21
JC732 a écrit :

Ma grand mère était en Ehpad et j'ai souhaité que cela s’arrête, non a cause des frais, mais parce qu'elle le voulait. Elle avait toute sa tete, mais c'est bien tout ce qu'il lui restait. Elle n'etait que souffrances. Bien sur, je n'ai rien fait. C'est le virus qui s'en est chargé. Venez faire un tour dans un ehpad, le plus beau soit -il. Venez déjeuner en leur compagnie dans leurs restaurants. La vie ce n'est pas ça. Il est vraiment temps qu'une législation règle ce probleme une bonne fois pour toutes. Puisque nous devons partir, qu'on nous laisse le choix du moment. Soir par un document signé quand nous étions lucides, soit quand nous n'en pouvons plus de souffrir et que nous le demandons.

Faut dire ça à la droite catho qui bloque tout.

Portrait de JC732
26/juillet/2021 - 11h27
muzo 28 a écrit :

On touche au sujet tabou de la fin de vie. Que les lois changent pour permettre d'abréger des souffrances inutiles c'est essentiel. Cependant, il y a un risque de dérive car on ne choisi pas pour les autres....... Quand l'Ehpad coûte cher, certains ont envie que ça s'arrête, mais  pas par humanité...........

Ecrire ses directives anticipées , parler de la vie que l'on ne veut surtout pas subir à ses proches et surtout respecter les consignes que nous aurions nous même reçue.  Pour mourir dans la dignité,  il faut déjà que les médecins ne s'acharnent pas. 

Ma grand mère était en Ehpad et j'ai souhaité que cela s’arrête, non a cause des frais, mais parce qu'elle le voulait. Elle avait toute sa tete, mais c'est bien tout ce qu'il lui restait. Elle n'etait que souffrances. Bien sur, je n'ai rien fait. C'est le virus qui s'en est chargé. Venez faire un tour dans un ehpad, le plus beau soit -il. Venez déjeuner en leur compagnie dans leurs restaurants. La vie ce n'est pas ça. Il est vraiment temps qu'une législation règle ce probleme une bonne fois pour toutes. Puisque nous devons partir, qu'on nous laisse le choix du moment. Soir par un document signé quand nous étions lucides, soit quand nous n'en pouvons plus de souffrir et que nous le demandons.

Portrait de muzo 28
26/juillet/2021 - 10h11

On touche au sujet tabou de la fin de vie. Que les lois changent pour permettre d'abréger des souffrances inutiles c'est essentiel. Cependant, il y a un risque de dérive car on ne choisi pas pour les autres....... Quand l'Ehpad coûte cher, certains ont envie que ça s'arrête, mais  pas par humanité...........

Ecrire ses directives anticipées , parler de la vie que l'on ne veut surtout pas subir à ses proches et surtout respecter les consignes que nous aurions nous même reçue.  Pour mourir dans la dignité,  il faut déjà que les médecins ne s'acharnent pas.