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Le vice-président du tribunal judiciaire de Dijon qui proposait à des inconnus des relations sexuelles avec sa fille de 12 ans devrait comparaître en justice début 2022 - Vidéo

Le procès du magistrat mis en examen pour avoir proposé sur internet à des inconnus d’avoir des relations sexuelles avec sa fille de 12 ans, récemment révoqué de la magistrature, devrait se tenir « début 2022 », a indiqué le procureur de la République de Besançon, où est instruite l’affaire.

La juge d’instruction vient de boucler ses investigations et devrait décider d’ici à « l’automne » si elle le renvoie devant le tribunal correctionnel. Dans l’hypothèse d’un procès, il devrait se tenir « début 2022 », a-t-il estimé. Le magistrat de 55 ans a été révoqué le 13 juillet par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

La révocation est la sanction disciplinaire la plus lourde qui peut être prononcée à l’encontre d’un magistrat.

Professionnel aux évaluations jusqu’alors élogieuses, il exerçait auparavant comme vice-président du tribunal judiciaire de Dijon où il coordonnait le pôle des affaires familiales. Des recherches effectuées dans le téléphone du juge dijonnais ont démontré l'existence de dizaines de photos pédopornographiques, ainsi que des communications récentes avec un autre homme l'invitant à consommer des relations sexuelles consenties avec son épouse, elle aussi magistrate.

Enfin, deux expertises psychiatriques ont été menées. La première donne du crédit à la version défendue par le magistrat, selon laquelle il aurait été profondément marqué par l'examen d'une affaire impliquant le viol et l'assassinat de plusieurs enfants. L'autre, quant à elle, conclue sur une « problématique sexuelle envahissante nécessitant des soins »

"A partir de 2020", il propose à cet homme des scénarios "qui mettent en scène sa femme et sa fille, poursuit le procureur. Des rendez-vous sont proposés", mais ne concrétisent pas en raison du confinement, ajoute-t-il. "Il y avait un risque objectif de passage à l'acte", selon le procureur, qui va requérir le renvoi de l'ancien magistrat "pour instigation à commettre des viols, des agressions sexuelles et des faits de corruption sur mineur".

Interpellé le 4 juin 2020 et placé sous contrôle judiciaire, il est depuis mis en examen pour corruption de mineur et « provocation non suivie d’effets à la commission de crime de viol et de délit d’agression sexuelle », des infractions punies de dix ans d’emprisonnement. Quatre associations de protection des droits de l'enfance se sont portées parties civiles dans ce dossier.

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Vos réactions

Portrait de paf 21
24/juillet/2021 - 20h22

Lui il mérite d'être sur le mur des cons du fameux syndicat

Portrait de Phil5757
24/juillet/2021 - 13h07

Vice-président... Voilà pourtant un titre qui lui allait comme un gant !

Portrait de Sitedemedia
24/juillet/2021 - 09h49

Comment cela peut exister ? Pauvre enfant.

Portrait de Jse
24/juillet/2021 - 09h12

Quelle horreur !!!!