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Le Bureau européen des unions de consommateurs annonce avoir porté plainte contre WhatsApp à propos de la modification controversée de sa politique de confidentialité

Le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc) a annoncé lundi avoir porté plainte auprès de la Commission européenne contre le service de messagerie WhatsApp à propos de la modification controversée de sa politique de confidentialité. Ces nouvelles règles ne sont « ni transparentes ni compréhensibles pour les utilisateurs », estiment le Beuc et huit de ses organisations membres, dont l’UFC-Que choisir (France), accusant WhatsApp de « multiples violations des droits des consommateurs européens ».

Ces organisations ont déposé une plainte auprès de la Commission européenne ainsi que du réseau européen des autorités chargées de la protection des consommateurs. WhatsApp, le service de messagerie de Facebook, a informé en début d’année ses quelque 2 milliards d’utilisateurs qu’ils devaient consentir à de nouvelles conditions d’utilisation. L’entreprise avait ensuite décalé au 15 mai la mise en oeuvre de ces nouvelles règles face au tollé, les utilisateurs s’inquiétant que la messagerie ne partage davantage de données avec sa maison mère Facebook.

Plusieurs pays, dont l’Allemagne, ont interdit temporairement à Facebook d’utiliser les données de WhatsApp. « Depuis des mois, WhatsApp bombarde les utilisateurs de messages agressifs et répétés pour les forcer à accepter ses nouvelles conditions d’utilisation et sa politique de confidentialité », a dénoncé la directrice générale du Beuc, Monique Goyens, dans un communiqué.

Le Beuc et ses huit organisations membres jugent « impossible pour les consommateurs d’avoir une idée claire des conséquences des changements sur la protection de leur vie privée, notamment en ce qui concerne le transfert de leurs données personnelles vers Facebook et d’autres tierces parties ». « WhatsApp a été délibérément vague à ce sujet et les consommateurs seraient exposés à un traitement de leurs données de grande envergure sans consentement valable », a critiqué Monique Goyens.

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Vos réactions

Portrait de JC732
13/juillet/2021 - 08h08

Si nous sommes bien conscients que rien n'est gratuit dans ce monde, et que Whatsapp, qui a couté quelques milliards a Zuckenberg ne nous demande pas d'abonnement , il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre cet acharnement à nous faire accepter toutes leurs conditions qui sont les outils de leur fond de commerce.

On peut se dire que personne ne nous oblige a utiliser ces logiciel. Mais l'astuce de ces réseaux sociaux et outils de communications  consiste a se rendre incontournables. Combien d’informations nous obligent a s'inscrire chez Facebook pour pouvoir les consulter? Et tout est à l'avenant.