02/06/2021 10:46

Belgique: Cinq personnes interpellées et présentées à la justice après le suicide d'une adolescente de 14 ans, qui pourrait être lié à un viol suivi d'une diffusion d'images vidéo sur les réseaux sociaux

Cinq personnes ont été interpellées et présentées à la justice en Belgique après le suicide d'une adolescente de 14 ans, qui pourrait être lié à un viol suivi d'une diffusion d'images vidéo sur les réseaux sociaux, ont rapporté les médias belges.

Le parquet de Gand, en Flandre (nord néerlandophone), a confirmé l'arrestation de cinq jeunes gens, deux majeurs et trois mineurs, suspectés de "faits survenus peu avant la mort de la victime".

Il a toutefois refusé de commenter les informations des médias affirmant qu'une enquête a été ouverte pour "viol", "attentat à la pudeur" ainsi que "prise et diffusion d'images susceptibles de porter atteinte à l'intégrité".

Après leur arrestation "les deux majeurs ont été écroués, et les trois mineurs placés" dans des institutions spécialisées, a simplement indiqué une chargée de communication du parquet jointe par l'AFP.

"Atroce. Il n'y a pas de mot pour cela", a réagi de son côté sur Twitter le ministre de la Justice, le libéral flamand Vincent Van Quickenborne.

Il a promis que les coupables seraient punis, et invité toutes les victimes de violences sexuelles à porter plainte et à se faire aider par des professionnels spécialisés.

Les faits datent de la mi-mai.

Selon les médias flamands, une adolescente de 14 ans s'est donné la mort quatre jours après avoir subi un viol collectif dans un cimetière de Gand au cours duquel ses agresseurs ont filmé la scène.

Les images ont ensuite été diffusées sur internet, ce qui aurait été l'élément déclencheur du suicide, selon le père de l'adolescente, dont le quotidien flamand Het Nieuwsblad a recueilli le témoignage.

"Ces images ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour elle, (...) tout son monde s'est effondré", a-t-il déclaré à ce journal.

Grâce aux images diffusées, les enquêteurs ont pu remonter jusqu'aux agresseurs présumés.

D'après les premières éléments de l'enquête rapportés par plusieurs médias, l'adolescente, domiciliée à Gavere, s'était rendue à Gand en pensant avoir rendez-vous avec un seul ami.

A son arrivée au lieu de rendez-vous, dans un cimetière, cet ami aurait alors été rejoint par quatre autres jeunes gens, et les cinq auraient participé à l'agression.

Sans évoquer de cas de viol filmé, l'association Child Focus a relevé une forte augmentation récente des atteintes en ligne à "l'intégrité sexuelle" des mineurs (textos ou échanges abusifs, diffusion d'images non consentie, chantage financier etc).

En 2020, à la faveur notamment du premier confinement lié à la pandémie de coronavirus, le nombre de dossiers ouverts sur de tels cas a bondi de 65% par rapport à 2019, a précisé l'association.

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