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Les Etats-Unis ont appelé le "régime militaire" au pouvoir en Birmanie à "libérer immédiatement" le journaliste américain Daniel Fenster, arrêté à Rangoun

Les Etats-Unis ont appelé le "régime militaire" au pouvoir en Birmanie à "libérer immédiatement" le journaliste américain Daniel Fenster, arrêté à Rangoun. "Nous sommes profondément préoccupés par l'arrestation du ressortissant américain Daniel Fenster, qui travaillait en tant que journaliste, en Birmanie", a dit un porte-parole du département d'Etat américain. "Nous avons exhorté le régime militaire à le libérer immédiatement et nous continuerons à le faire tant qu'il n'aura pas été autorisé à retourner chez lui auprès de sa famille en toute sécurité", a-t-il ajouté, assurant que l'ambassade américaine à Rangoun avait demandé en vain à avoir accès au détenu.

"Nous exhortons le régime birman à accorder un accès consulaire, comme prévu par la Convention de Vienne", a-t-il insisté. "L'arrestation de Daniel, ainsi que l'arrestation ou le recours à la violence de la part de l'armée birmane visant d'autres journalistes, constitue une attaque inacceptable contre la liberté d'expression en Birmanie", a encore estimé ce porte-parole. La diplomatie américaine insiste sur la nécessité de "médias libres et indépendants, indispensables pour bâtir des sociétés libres, résilientes et prospères".

Danny Fenster, responsable éditorial de Frontier Myanmar, a été arrêté lundi à l'aéroport international de Rangoun alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion pour la Malaisie, avait alors annoncé ce média sur Twitter, assurant ignorer la raison de cette interpellation. "Nous sommes inquiets et appelons à sa libération immédiate", avait affirmé Frontier.

"Notre priorité est de nous assurer qu'il va bien et de lui apporter toute l'aide dont il pourrait avoir besoin", avait-il ajouté. Danny Fenster, 37 ans, travaille pour Frontier Myanmar depuis environ un an et s'apprêtait à prendre l'avion pour rendre visite à sa famille en Malaisie lorsqu'il a été arrêté, avait précisé à l'AFP le responsable de la rédaction Thomas Kean.

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