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Une victime présumée du jockey Pierre-Charles Boudot, accusé de viol, témoigne pour la première fois sur France 3: "J'ai dit à plusieurs reprises que je ne voulais pas mais il a fait ce qu'il avait à faire" - VIDEO

Mercredi dernier, Pierre-Charles Boudot a été mis en examen pour viol à la suite d'une plainte déposée le 19 février dernier, à Cagnes-sur-Mer, deux jours après la date présumée des faits. Le jockey, dont la licence a été suspendue à titre conservatoire par France Galop, avait déjà fait l'objet d'une première plainte pour le même chef d'accusation en 2018, pour des faits remontant à 2015.

Dans "Stade 2" sur France 3 hier, l'une des deux plaignantes, une cavalière, a témoigné pour la première fois à visage caché. Les faits se seraient produits dans la nuit du 17 au 18 février dernier à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Tout a débuté dans l'appartement "d'une connaissance" où étaient réunis des employés d'une écurie pour une fête. "Je ne sais pas comment Pierre-Charles Boudot a su qu'on était là. La soirée continue. Il commence à être fort tactile à des endroits assez intimes. J'ai commencé à le repousser. On a changé d'endroit et je commence à être dans les vapes", s'est-elle souvenue.

Et d'ajouter : "Il commençait à être très, très oppressant, à mettre ses mains sous ma robe, à me toucher les fesses. Je me suis dit qu'il allait comprendre à force de le repousser. Vers 3h du matin, on est rentré à l'hôtel. Il est rentré avec nous alors que j'avais demandé à ce qu'il ne rentre pas avec nous. Il voulait dormir là, on ne lui a pas dit non".

"Je me suis mis dans le lit. J'ai mis un Tshirt pour dormir. Je me suis retournée pour dormir tout à fait normalement. Il est arrivé et il s'est mis au-dessus de moi. J'ai dit à plusieurs reprises que je ne voulais pas, qu'il y avait quelqu'un dans la chambre, que je ne voulais pas", continue la jeune femme, en larmes. "Mais il a fait ce qu'il avait à faire. J'avais peur. J'ai dit quatre fois non. Je l'ai repoussé avec ma jambe. Il a continué. Je ne voulais pas me souvenir, je voulais que ça passe vite". Dès le lendemain des faits, le 19 février, la jeune femme s'est rendue à la gendarmerie de la commune de Cagnes-sur-Mer afin de déposer une plainte.

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Vos réactions

Portrait de seb2746
18/mai/2021 - 11h49

La question est : Va t'il enfin y avoir des suites judiciaires sur la fédé qui a menacé les victimes pour protéger son jockey ?

 

Un peu facile que seul ce "monsieur" soit inculpé quand on sait la pression que certaines personnes ont mises sur les victimes pour qu'il continue tranquillement...

Portrait de JC732
18/mai/2021 - 10h56

Un jockey qui, semble t-il, ne se contenterait pas de grimper uniquement sur les chevaux.smiley