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La rédaction du magazine américain "Washingtonian" s'est mise en grève après la publication d'une tribune de leur patronne contre le télétravail

La rédaction du magazine américain "Washingtonian" s'est mise en grève  après la publication d'une tribune de leur patronne menaçant leur statut en cas de pérennisation du télétravail. Aux Etats-Unis, de nombreux employés ne sont pas retournés sur leur lieu de travail depuis plus d'un an, face aux risques liés à la pandémie. Mais la campagne de vaccination bat son plein et de nombreuses entreprises s'interrogent sur la façon de s'organiser.

Wall Street se prépare à retourner en présentiel, Microsoft pousse pour un système hybride, mélange de télétravail et de présentiel, tandis que Twitter a étendu la possibilité de travailler de chez soi indéfiniment. Cathy Merrill, patronne du Washingtonian, journal spécialisé sur la capitale américaine, s'est positionnée sur le sujet jeudi, à travers une tribune baptisée: "En tant que patronne, je veux que mes employés comprennent le risque de ne pas revenir travailler au bureau".

"Comme nombre de mes confrères, je suis inquiète du nombre malheureusement commun de travailleurs qui veulent continuer à travailler de chez eux, et seulement venir au bureau exceptionnellement", déplore-t-elle dans ce texte, publié dans les colonnes du Washington Post.

Elle argue que les missions d'un employé ne se résument pas à celles décrites sur une fiche de poste, mais peuvent aussi consister à "aider un collègue", "être un mentor", "fêter des anniversaires". "Si un employé n'est là que très rarement pour participer à ces activités supplémentaires, la direction a tout intérêt à changer leur statut à celui d'auto-entrepreneur", insiste-t-elle. Cela impliquerait d'arrêter de payer pour l'assurance-maladie, de cotiser à une caisse de retraite, et d'autres avantages. Ce texte a fait bondir les employés de la rédaction, qui se sont mis en grève vendredi.

"En tant que membres de la rédaction du Washingtonian, nous voulons que notre patronne comprenne les risques de ne pas reconnaître notre travail à sa juste valeur. Nous sommes atterrés par les menaces publiques de Cathy Merrill à notre égard. Nous ne publierons pas aujourd'hui", ont écrit simultanément plusieurs journalistes sur leur compte Twitter.

Face à ce tollé, la patronne de la rédaction à indiqué au Washington Post avoir assuré à ses équipes "que leur statut et avantages sociaux ne changeraient pas".

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