04/05 17:17

EN DIRECT - Coronavirus: Plus d’un quart de la population de l’Union Européenne a reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid, annonce la Commission européenne

17h16: Plus d’un quart de la population de l’UE a reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid, a salué mardi la Commission européenne, et plus de 9% de ses habitants sont désormais entièrement vaccinés selon un décompte de l’AFP. « La vaccination s’accélère en Europe: nous venons de dépasser les 150 millions de vaccinations (...) Nous aurons suffisamment de doses pour vacciner 70% des adultes de l’UE en juillet », a tweeté Ursula von der Leyen, présidente de l’exécutif européen.

Dans le détail, au moins 153,8 millions de doses ont été administrées à environ 112,4 millions de personnes, soit 25,1% de la population de l’Union européenne, selon des chiffres officiels recensés mardi à la mi-journée par l’AFP. Au moins 41,9 millions de personnes sont complètement vaccinées (avec deux doses, ou avec le vaccin à dose unique de Johnson & Johnson), soit 9,4% de la population.

La Commission, chargée des précommandes de vaccins au nom des Etats membres, table sur la livraison d’au moins 410 millions de doses au total sur l’ensemble du 2e trimestre (250 millions de doses BioNTech-Pfizer, 35 millions de Moderna, 55 millions de Johnson & Johnson, ainsi que 70 millions d’AstraZeneca). Bruxelles a été vivement critiqué pour le retard des campagnes de vaccination dans l’UE, dû aux délais du processus d’approbation réglementaire et aux défaillances d’AstraZeneca dans les livraisons.

Malgré la récente accélération, l’UE reste à la traîne des Etats-Unis (environ 30% de la population entièrement vaccinée), d’Israël (58%) et du Royaume-Uni (23%). En France, au 3 mai, quelque 22,82 millions de doses avaient été administrées au total à 16,13 millions de personnes, soit 23,9% de la population. Parmi elles, 6,75 millions sont complètement vaccinées (10% de la population). En Belgique, 3,99 millions de doses ont été administrées et plus de 856.000 personnes sont complètement vaccinées (7,4% de la population).

14h38: L'Allemagne va lever plusieurs restrictions, dont l’obligation de test négatif pour entrer dans des magasins ou les limitations de réunions privées, pour les personnes vaccinées contre le Covid-19, a annoncé mardi la ministre de la Justice. « Les personnes vaccinées n’auront plus besoin d’un test négatif si elles veulent faire des courses, aller chez le coiffeur ou visiter un jardin botanique, par exemple », a indiqué dans un communiqué Christine Lambrecht.

Selon un texte adopté mardi par le gouvernement et qui doit encore être adopté en fin de semaine par le parlement, les personnes vaccinées pourront « se rencontrer en privé sans restrictions », a ajouté la ministre. Le couvre-feu nocturne récemment instauré à partir de 22h00 ne s’appliquera plus non plus aux personnes ayant reçu deux doses de vaccin. La chambre basse du parlement, le Bundestag, se prononcera sur ce texte jeudi et le Bundesrat, la chambre haute, vendredi. En cas d’adoption, ces assouplissements pourraient ainsi entrer en vigueur dès ce week-end.

Plus de 6,7 millions de personnes avaient reçu lundi les deux doses et près de 24 millions une dose, selon l’institut Robert Koch. L’Allemagne, durement frappée par une troisième vague épidémique cet hiver, a adopté depuis plusieurs mois de nombreuses restrictions, de la fermeture des bars, restaurants, lieux culturels et enceintes sportives, à la fermeture de magasins non essentiels, la limitation drastique des réunions privées ou encore un couvre-feu nocturne. Contrairement à de nombreux pays européens, le gouvernement n’a pas encore présenté de calendrier de réouverture de ces lieux.

14h15: La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a promis que «toutes les filières» culturelles seraient aidées pendant les semaines de réouverture progressive des lieux culturels, dont les modalités (jauges, protocoles précis...) sont en cours d'affinage avec les professionnels.

«En mai et en juin, les jauges seront limitées», et avec le couvre-feu, «les conditions de reprise seront d'un point de vue économique, dégradées», a reconnu la ministre, lors d'une séance nocturne lundi à l'Assemblée nationale.

«Nous ne laisserons tomber personne», a-t-elle assuré, en précisant que «des discussions avec Bercy» devraient «aboutir prochainement» pour accompagner la reprise avec des fonds de compensation des billetteries et une prolongation de dispositifs d'aide en place.

Dans le détail, la ministre a officialisé les grandes lignes de la reprise, qui restent à «affiner» : réouverture à 35% de la jauge le 19 mai pour les cinémas et salles de spectacles assises, dans la limite de 800 spectateurs, puis jauge à 65% le 9 juin et levée totale des jauges le 1er juillet. Vente de confiserie, pop-corn et restauration resteront interdites dans un premier temps.

Pour surmonter le «mur de 150 films français et 250 films étrangers» en attente de sortie, la ministre espère que les distributeurs parviendront à s'entendre sur «un calendrier concerté», un projet toujours en discussion. Les théâtres privés qui choisiraient de ne rouvrir qu'en septembre pour des raisons économiques seront également «accompagnés».

Du côté des musées et monuments, un seuil de 8 m2 par visiteur sera imposé à la réouverture, qui «pourrait» être assoupli à 4 m2 par visiteur le 9 juin.

Pour ce qui concerne les salles de concert debout, qui restent fermées et sans perspective, les concerts-tests dont deux (Paris et Marseille) attendent une autorisation ministérielle, seront «une aide pour définir» les protocoles futurs de réouverture.

«Une réunion interministérielle (doit avoir lieu) dans les prochains jours pour déterminer si une décision d'autorisation peut-être prise», a-t-elle précisé.

Sur le plan de l'emploi, la ministre a reconnu qu'il était «nécessaire de prévoir une suite à l'année blanche» dont ont bénéficié les intermittents du spectacle, et indiqué que «plusieurs scénarios sont sur la table», mais a renvoyé à la «concertation» en cours.

14h02: Le groupe pharmaceutique américain Pfizer a indiqué mardi qu’il s’attendait à vendre 1,6 milliard de doses de son vaccin anti-Covid, développé en partenariat avec BioNTech, en 2021 pour environ 26 milliards de dollars, soit bien plus que prévu auparavant.

L’entreprise avait estimé fin février qu’elle écoulerait environ 15 milliards de dollars de sérum sur l’ensemble de l’année.

Elle a depuis signé d’autres contrats pour 2021, avec la Commission européenne notamment, et a indiqué mardi avoir conclu des accord avec le Canada et Israël pour fournir des vaccins au-delà de 2021. Pfizer souligne dans un communiqué « être en train de négocier des contrats potentiels similaires avec de nombreux autres pays ». Au 3 mai, le groupe avait déjà envoyé environ 430 millions de doses du vaccin à 91 pays et territoires dans le monde.

Fort de la demande pour son produit phare, qui devient ainsi l’un des plus gros « blockbusters » de l’histoire de la pharmacie, le groupe a nettement relevé ses prévisions pour l’ensemble de l’année. Le chiffre d’affaires total en 2021 devrait atteindre entre 70,5 et 72,5 milliards de dollars, contre 59,4 et 61,4 milliards prévus auparavant. Pfizer mise par ailleurs sur un bénéfice par action ajusté compris entre 3,55 et 3,65 dollars, contre 3,10 à 3,20 dollars auparavant.

Ce bénéfice est l’indicateur surveillé par les milieux financiers pour mesurer la rentabilité d’une entreprise car il ne prend pas en compte des éléments externes à la performance comme les impôts et certains coûts.

11h33: L'Agence européenne des médicaments a annoncé mardi le lancement d’une procédure d’« examen continu » du vaccin du laboratoire chinois Sinovac contre le Covid-19, ce qui ouvre la voie à une éventuelle demande d’autorisation prochaine dans l’Union européenne.

La décision du comité des médicaments à usage humain de l’EMA « de commencer l’examen continu se fonde sur des résultats préliminaires d’études en laboratoire (données non-cliniques) et des études cliniques », explique dans un communiqué le régulateur européen installé à Amsterdam.

Le vaccin du laboratoire chinois Sinovac utilise la technique classique du virus inactivé qui aide la personne vaccinée à produire des anticorps contre le virus.

« Ces études suggèrent que le vaccin déclenche la production d’anticorps qui visent le Sars-CoV-2, le virus qui provoque le Covid-19, et pourraient contribuer à protéger contre la maladie », ajoute l’EMA.

L’agence européenne va poursuivre sa procédure jusqu’à ce qu’elle dispose de suffisamment d’informations pour que le laboratoire puisse présenter une demande formelle d’autorisation de mise sur le marché.

« L’EMA ne peut prévoir de calendrier global mais l’évaluation d’une éventuelle demande devrait prendre moins de temps que d’habitude en raison du travail effectué durant l’examen continu », selon l’agence.

Le vaccin de Sinovac a été autorisé en février en Chine et est également autorisé au Chili, au Brésil, aux Philippines, en Ukraine ou encore en Turquie.

Actuellement, quatre vaccins sont autorisés dans l’UE: Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson&Johnson - ces deux derniers sous certaines conditions d’âge dans la plupart des pays européens.

10h48: Lundi, près de 420.000 doses ont été injectées, pour un total de 22,8 millions depuis le début de la campagne fin décembre (16,1 millions de premières doses, 6,6 millions de secondes doses), et alors que plus de 25,2 millions de doses ont été réceptionnées en France la semaine dernière.

Au-delà des Ehpad, où le taux de vaccination complète atteint 75%, les personnes les plus âgées, donc les plus à risque, sont de plus en plus protégées : 55% des 65-69 ans ont reçu au moins une dose (12,6% totalement vaccinés), un chiffre qui grimpe à 73% pour les 70-74 ans (27% totalement vaccinés), et près de 80% des 75-79 ans (58,9% totalement vaccinés).

10h32: Une vaccination ouverte à tous sans le dire ? Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a justifié mardi, au nom du «bon sens», l'ouverture aux injections pour tous les adultes sur simple déclaration d'une maladie chronique, au moment où les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 s'améliorent.

«On a fait le choix du bon sens», a répondu le ministre sur Europe 1, interrogé sur une volonté du gouvernement d'ouvrir la vaccination «à tous», mais sans l'annoncer officiellement.

«J'aurais pu demander à quatre millions de Français», les 18-50 ans obèses ou atteints de maladies chroniques, «d'aller chez leur médecin, embouteiller les cabinets médicaux en pleine vague épidémique, pour leur demander une attestation selon laquelle ils auraient une maladie», a-t-il développé, mais «je fais confiance aux Français».

«Il y aura peut être des stratégies de contournement mais ce sera à la marge», a assuré Olivier Véran, en ajoutant qu'il appartenait «aux équipes médicales dans les centres (...) de faire le point avec les gens qui viennent se faire vacciner» et que les plus vulnérables restaient prioritaires.

10h08: L'Inde a dépassé mardi les 20 millions de cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie, selon les données officielles, alors que la maladie continue de faire des ravages dans le pays aux hôpitaux saturés. Au cours des dernières 24 heures, l’Inde a recensé 357.229 nouvelles contaminations, portant le total à 20,3 millions, selon le ministère de la Santé. Les décès ont augmenté de 3.449 pour atteindre 222.408 au total. De nombreux experts estiment cependant que le nombre réel est beaucoup plus élevé.

Le pays de 1,3 milliard d’habitants, frappé par une deuxième vague d’une grande virulence, a recensé huit millions de nouvelles contaminations depuis la fin mars. Les hôpitaux sont submergés et à court de réserves d’oxygène, de médicaments, de lits, malgré l’afflux d’aide internationale ces derniers jours.

Le nombre quotidien de nouvelles contaminations a toutefois diminué ces derniers jours, après avoir atteint un pic de 402.000 cas vendredi, pour tomber peu à peu à 392.500 samedi, à 368.000 dimanche et à moins de 360.000 au cours des dernières 24 heures.

« Si l’on analyse les cas et les décès quotidiens, il y a un signal très précoce de mouvement dans la bonne direction », a déclaré lundi à la presse Lav Aggarwal, haut fonctionnaire du ministère de la Santé. « Mais ce sont des signaux très précoces. Il est nécessaire de les analyser plus en profondeur et de déployer des efforts pour les surveiller de manière continue », a-t-il ajouté.

07h55: Le nombre de malades du Covid-19 dans les services de réanimation, qui avait lentement diminué plusieurs jour d'affilée, a augmenté à nouveau lundi, repassant au-dessus de 5.600, selon les chiffres de Santé publique France.

Les services de soins critiques (qui rassemblent réanimation, soins intensifs et surveillance continue) comptaient 5.630 patients lundi, dont 386 admis ces dernières 24 heures, contre 5.585 dimanche.

Ce chiffre scruté à la loupe avait reculé lentement la semaine dernière, s'éloignant un peu de la barre des 6.000 dépassée le 26 avril. Cette barre, sous laquelle le nombre des malades hospitalisés dans ces services oscillait depuis mi-avril, est en-deçà du pic de la première vague en avril 2020 (autour de 7.000) mais supérieure à celui de la deuxième vague à l'automne (4.900).

Le total des patients Covid à l'hôpital est également en légère hausse, à 28.950, contre 28.818 la veille, avec 1.495 nouvelles hospitalisations dans les dernières 24 heures. Il y a une semaine, les hôpitaux accueillaient plus de 30.000 patients Covid.

Un total de 311 personnes sont mortes du coronavirus à l'hôpital dans les dernières 24 heures, contre 113 la veille.

Les chiffres des nouvelles contaminations et des vaccinations n'étaient pas encore disponibles.

07h32: Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a reçu lundi après-midi une injection de vaccin anti-Covid Moderna à Melun (Seine-et-Marne), où il avait déjà reçu une première dose d'AstraZeneca début février, a indiqué son cabinet à l'AFP.

Âgé de 41 ans, M. Véran s'est fait administrer un vaccin à ARN messager "comme le prévoit la recommandation de la Haute autorité de santé", a souligné son entourage.

Le vaccin AstraZeneca est en effet réservé depuis le 19 mars aux personnes d'au moins 55 ans, en raison de rares cas de thromboses (caillots sanguins) repérés en Europe.Les adultes de 18 à 54 ans qui avaient reçu une première dose d'AstraZeneca avant cette date doivent donc recevoir une deuxième injection de Pfizer ou de Moderna. Cela concerne 533.000 personnes en France, dont de nombreux soignants.

07h22: La pandémie a fait au moins 3.203.937 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un dernier bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

Les Etats-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès (577.489), devant le Brésil (408.622), le Mexique (217.233), l'Inde (218.859) et le Royaume-Uni (127.538).

Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations fondées sur des bases statistiques.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de BaseLunaireAlphaBeta
4/mai/2021 - 21h35

ben pas moi discrimination 

Portrait de LOIC 33
4/mai/2021 - 08h25

Vu le nombre de malade hospitalisés cas graves + 5600 ,  300 morts dernières 24 h chiffres publiés par le journal Sud-ouest d'hier au soir, on peut se demander si les annonces de Macron et son gouvernement ne sont pas de l'enfumage pour calmer la situation,car les gens en ont assez, surtout de leur déclarations qui sont variantes, comme le virus !!!  .......