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Air France, toujours durement touché par la crise du Covid-19 et l'absence de reprise du trafic aérien, avance plusieurs pistes pour baisser la rémunération de ses salariés

Air France, toujours durement touché par la crise du Covid-19 et l'absence de reprise du trafic aérien, a avancé plusieurs pistes pour baisser la rémunération de ses salariés, a-t-on appris de sources syndicales ayant requis l'anonymat.

Interrogée par l'AFP, la direction de la compagnie a indiqué ne pas souhaiter faire de commentaires sur des négociations en cours.

Première idée mise sur la table: intégrer la prime de fin d'année au salaire de base afin que celle-ci soit financée par l'Etat dans le cadre de l'activité partielle de longue durée, a indiqué une source syndicale, confirmant une information du journal La Tribune.

L'activité partielle permet aux salariés de toucher 84% de leur salaire net sur les heures chômées, un montant intégralement pris en charge par l'Etat. La prime de fin d'année serait donc à la charge de l'Etat et non plus de la compagnie.

Le 13e mois est déjà intégré au salaire de base pour les salariés les mieux payés de la compagnie. Pour les pilotes, dont la prime sera plus faible en 2021 car indexée sur leur activité, le manque à gagner s'annonce plus important.

Air France, qui a perdu 7,1 milliards d'euros en 2020, envisage également de supprimer trois jours de congés pour les personnels au sol et quatre jours pour les personnels navigants, toujours selon plusieurs sources syndicales.

Toutes ces mesures seraient mises en place temporairement, le temps que l'activité reparte pour le secteur aérien. La compagnie a présenté ces options aux organisations syndicales lors des négociations annuelles obligatoires (NAO).

La modération salariale ayant été actée au moment du soutien de l'Etat, aucune augmentation de salaire n'est envisagée. L'Etat français, actionnaire d'Air France-KLM, a apporté un soutien de 7 milliards d'euros au groupe franco-néerlandais en lui demandant d'améliorer sa rentabilité et son impact environnemental.

Il s'agit de "mesures d'ajustement liées à l'activité partielle", avance une source syndicale, pour qui "la grande réforme d'Air France, c'est le PDV-PSE (plan de départs volontaires - plan de sauvegarde de l'emploi) qui continue de dérouler son chemin".

Un plan de départs prévoyant la suppression de 7.580 postes et une restructuration en profondeur de la compagnie a été lancé l'été dernier.

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