25/02/2021 09:41

Jugement le 6 avril pour le Gilet Jaune, Jérôme Rodrigues, poursuivi pour injures envers la police après un tweet assimilant les forces de l'ordre à "une bande de nazis"

Poursuivi pour avoir assimilé la police à "une bande de nazis" dans un tweet, le "gilet jaune" Jérôme Rodrigues s'est défendu devant le tribunal correctionnel de Paris d'avoir voulu attaquer l'institution. L'ancien plombier, éborgné par un tir de grenade lors d'une manifestation en janvier 2019, avait prononcé cette phrase dans un échange sur le réseau social Twitter avec le syndicat Synergie-officiers.

Des mots qui avaient entraîné, en septembre dernier, le dépôt d'une plainte de la part du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, jugeant à son tour sur le réseau ces propos "ignobles" et justifiant le dépôt de plainte par sa volonté de "défendre l'honneur de tous les policiers". Tant Jérôme Rodrigues que son avocat, Arié Alimi, ont cherché durant l'audience à démontrer que l'insulte, qui n'est pas niée, ne visait pas la police dans son ensemble mais bien le syndicat et, plus spécifiquement, les personnes en charge de son compte Twitter.

"Malgré sa blessure volontaire, Jérôme Rodrigues n'a jamais insulté la police, à aucun moment" lors de ses nombreuses prises de paroles, a insisté Me Alimi, avant de demander la relaxe de son client.

Pour l'accusation au contraire, l'insulte à l'adresse de l'ensemble de la police "se déduit du sens même du message, cela ne s'adresse pas uniquement au syndicat".

L'Etat ainsi que Synergie-officiers, qui s'est également porté partie civile, ont chacun demandé un euro au titre des dommages et intérêts à l'encontre de M. Rodrigues, ainsi que la prise en charge des frais de justice. Le ministère public ne s'est de son côté pas prononcé, préférant s'en "remettre à la sagesse du tribunal", reconnaissant que les deux interprétations étaient recevables.

Figure parmi les plus connues du mouvement des "gilets jaunes", Jérôme Rodrigues a perdu un oeil lors d'une manifestation le 26 janvier 2019, alors qu'il était en train de filmer l'arrivée du cortège place de la Bastille à Paris. Deux policiers ont été mis en examen le 14 janvier dernier, l'un pour "violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente" et l'autre pour "violences volontaires aggravées".

La décision sera rendue le 6 avril. 

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Vos réactions

Portrait de jarod.26
25/février/2021 - 10h09 - depuis l'application mobile

Allez hop en taule

Portrait de ThierryG
25/février/2021 - 10h07
Athée44 a écrit :

Sans lui trouver des excuses car c'est idiot de comparer notre police aux nazies ,il n'y a pas si longtemps des bourgeois gauchiste criaient  " CRS SS " et presque tout le monde trouvait ça génial .

Tout à fait d'accord avec toi, ici on est dans de la répréssion pure et dure des opposants politiques. Ca me fait chier de prendre parti pour lui parce que je trouve que le gars a pas de face et qu'il bouffe à tout les rateliers, même au ratelier de ceux qui les traitaient de fasciste (Assa traoré), mais on parle d'un gars qui a perdu un oeil après avoir été visé +- délibérément par la police qui s'est retranchée derrière un "on a suivi les ordres"... On peut donc trouver ce point godwin +- pertinent!