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Confinements et couvre-feux ont fait le bonheur de Planet'Puzzles, un site de vente en ligne de puzzles: "Depuis mars, c’est Noël!"

Par Rémy ZAKA

"Depuis mars, c’est Noël!": confinements et couvre-feux ont fait le bonheur de Planet'Puzzles, un site de vente en ligne de puzzles qui parie désormais sur la relocalisation de la production en France pour poursuivre sur sa lancée. "Quand Emmanuel Macron a pris la parole pour fermer les écoles, notre chiffre d'affaires a explosé", se souvient Éric Lathière-Lavergne, le patron de Planet'Puzzles, à Behren-lès-Forbach, en Moselle.

"On a été obligé de fermer le site car il y avait eu trop de demandes. Sept jours plus tard on a rouvert et un quart d'heure après on a dû refermer. Un truc de dingue!", ajoute-t-il. Boosté par les effets de l'épidémie de Covid-19, le chiffre d’affaires de l'entreprise qui réalise 35% de ses ventes en France et 32% en Allemagne a bondi de 7 millions d'euros en 2019 à près de 10,8 millions en 2020. Un peu plus d'un million de boîtes ont été vendues, dont une majorité de puzzles de 1.000 pièces, le cœur du marché. Pour 2021, M. Lathière-Lavergne escompte un "C.A. de 10 à 12 millions d'euros" même s'il est "possible que ça se calme".

Son objectif : installer son entreprise comme le numéro deux du secteur en Europe derrière l'allemand Ravensburger, lequel détient, selon lui, "70% du marché". Dans cette lutte avec Ravensburger, Planet'Puzzles est déjà venu titiller le géant allemand. En 2017, l'entreprise mosellane lui avait chipé "le record du plus grand puzzle du monde avec un exemplaire de 48.000 pièces".

L'an passé, elle a amélioré son record avec "un 54.000 pièces" (8,64 m x 2,04 m). Livré dans une valise, ce puzzle géant représente une galerie imaginaire d'œuvres d'art célébrés. Prix: 499 euros. A ce jour, la fabrication de puzzles en France est en voie d'extinction. Il reste bien encore des productions ici et là comme ces puzzles artisanaux en bois fabriqués en Bourgogne. Mais pour ses marques propres, Planet'Puzzles délocalise en Turquie, Pologne ou Slovaquie.

L'idée de M. Lathière-Lavergne est de relocaliser la production en France. Aussi a-t-il acquis des machines "européennes" pour 2,5 millions d'euros, dont 650.000 proviennent du plan de relance gouvernemental. Sept recrutements sont prévus à l'été au moment du démarrage de la production. Une dizaine d'autres embauches sont envisagées d'ici à la fin de l'année dans cette entreprise d'actuellement "26, 27 salariés", selon M. Lathière-Lavergne, lequel estime qu'il devrait recruter "une vingtaine de personnes, voire plus en 2022".

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