23/02 10:47

L'interpellation médiatisée en février 2020 de Piotr Pavlenski et de sa compagne Alexandra de Taddeo, mis en cause dans l'affaire Griveaux, a été validée par la cour d'appel de Paris

L'interpellation médiatisée en février 2020 de Piotr Pavlenski et de sa compagne Alexandra de Taddeo, mis en cause dans l'affaire Griveaux, a été validée mardi par la cour d'appel de Paris, a appris l'AFP de source judiciaire. Le 26 janvier, les avocats de l'artiste russe et de sa compagne juriste avaient demandé la nullité d'actes d'enquêtes liés à leur interpellation en février 2020 qu'ils estimaient irrégulière.

La cour d'appel, suivant les réquisitions du parquet général, a rejeté mardi l'ensemble de ces requêtes en nullité, a indiqué une source judiciaire, validant ainsi la procédure. "Cette décision prouve que l'agitation médiatique ne vaut pas raisonnement juridique. L'instruction va pouvoir se poursuivre afin d'identifier tous les auteurs du délit et des agissements nauséabonds dont Benjamin Griveaux a été la victime" ont réagi à l'AFP les avocats de l'ex porte-parole du gouvernement, Me Richard Malka et Me Lorraine Gay.

Le couple avait été interpellé le 15 février 2020 dans l'ouest de Paris, devant l'objectif d'un photographe de l'agence Bestimage, dirigée par Michèle Marchand, une proche du couple Macron. La publication par Paris Match des photos de l'arrestation avait conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire distincte le 28 février. L'enquête a été confiée à un juge qui a mis en examen deux policiers le 10 septembre pour "violation du secret professionnel" et l'un des deux, soupçonné d'avoir falsifié un procès-verbal, également pour "faux en écriture publique".

Cette arrestation avait été ordonnée dans le cadre d'une affaire de violences lors du réveillon, mais s'était produite le jour où M. Griveaux avait déposé plainte pour la retentissante diffusion de vidéos à caractère sexuel qui l'avait conduit à se retirer de la bataille des municipales. M. Pavlenski avait revendiqué cette publication. La décision de la cour d'appel de Paris "n'est malheureusement pas une surprise dans ce dossier" a réagi Me Noemie Saidi-Cottier, avocate d'Alexandra de Taddeo. "Alors que des policiers ont été mis en examen pour la manière dont ils ont mené cette procédure et en dépit d'entorses manifestes au secret professionnel, la chambre de l'instruction n'y trouve rien à redire et considère que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes judiciaires. Je ne partage pas cette position. Le droit n'a pas été respecté", a-t-elle regretté.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de air libre
23/février/2021 - 15h53
Greenday2013 a écrit :

Vous voudriez que l'action en justice soit annulée parce que des tiers ont filmé l'arrestation ?

raccourci un peu rapide , vous ajoutez la violation du secret professionnel par un policier + le faux en écriture publiques par un deuxième policier + le fait de filmer une personne entrain d'être menottée donc au niveau de l'arrestation on peut se poser des question quant au respect de la procédure, pour le reste l'action en justice c'est autre chose..

Portrait de Greenday2013
23/février/2021 - 14h35
air libre a écrit :

arrestation filmée en direct, passage de menottes non flouté, policier mis en examen pour violation du secret professionnel, un autre policier pour falsification d'un procès verbal et faux en écritures publiques , la justice considère que la procédure est valide .....

Vous voudriez que l'action en justice soit annulée parce que des tiers ont filmé l'arrestation ?

Portrait de air libre
23/février/2021 - 11h05

arrestation filmée en direct, passage de menottes non flouté, policier mis en examen pour violation du secret professionnel, un autre policier pour falsification d'un procès verbal et faux en écritures publiques , la justice considère que la procédure est valide .....

Portrait de bib
23/février/2021 - 10h52

J'attends toujours les autres oeuvres promises par cet "artiste" russe.

Il avait notamment justifié sa propagation des images de Griveaux dans une démarche artistique dont il détenait d'autres éléments pour selon lui crédibiliser l'action.