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Les avocats du tabloïd Daily Mail, poursuivie par Meghan Markle pour avoir publié une lettre adressée à son père, tentent de convaincre le juge qu'un procès est nécessaire pour faire toute la lumière sur cette affaire

Les avocats de la société éditrice du tabloïd Daily Mail, poursuivie par Meghan Markle pour avoir publié une lettre adressée à son père, se sont efforcés de convaincre le juge qu'un procès est nécessaire pour faire toute la lumière sur cette affaire. Le juge a indiqué qu'il présenterait aux parties un projet de jugement dans les deux prochaines semaines, avant de statuer sur la tenue ou non d'une nouvelle audience. L'épouse du prince Harry s'est engagée dans une démarche judiciaire pour tenter d'obtenir gain de cause mais en évitant un procès, actuellement prévu à l'automne, qui pourrait se révéler riche en détails sur la vie du couple, installé en Californie après s'être mis en retrait de la monarchie britannique. L'ex-actrice américaine de 39 ans reproche à Associated Newspapers (ANL) - qui édite le site Mail Online, le Daily Mail et sa version dominicale Mail on Sunday - d'avoir porté atteinte à sa vie privée en publiant des extraits d'une lettre manuscrite adressée en août 2018 à son père Thomas Markle, 76 ans, avec qui elle est brouillée.

La lettre a été écrite quelques mois après son mariage avec Harry en mai, auquel son père n'avait pas assisté en raison de problèmes de santé, après avoir posé pour des photos de paparazzi rémunérées. Elle y demande à Thomas Markle d'arrêter de s'épancher et de mentir dans les médias sur leur relation brisée. Mercredi, la défense d'Associated Newspapers s'est opposée à la demande de "jugement sommaire" soumise à la Haute Cour de Londres par les avocats de Meghan Markle, estimant un procès incontournable. Un courrier adressé aux parties par l'avocat de quatre ex-employés du couple montre que "des preuves orales et documentaires supplémentaires seraient disponibles à un procès, qui pourraient clarifier certaines questions factuelles clés de cette affaire", a souligné l'avocat de la société éditrice, Antony White, au deuxième et dernier jour d'audience consacré à ce point de la procédure. Ainsi, ces anciens employés, chargés notamment de la communication de Meghan et Harry, pourraient "faire un peu la lumière" sur "la conception de la lettre et son brouillon électronique", a indiqué Me White en citant le courrier. Ils pourraient également préciser si, comme l'affirme ANL, Meghan Markle avait "anticipé que la lettre puisse tomber dans le domaine public", dans le cadre d'une "stratégie médiatique", a-t-il ajouté.

En retour, l'avocat de Meghan Markle, Ian Mill a accusé la défense du journal de jeter un "écran de fumée" pour masquer le fait qu'ils ne disposent "d'aucun élément ou argument qui puisse justifier un procès". Un autre de ses conseils, Justin Rushbrooke, a estimé que la lettre présente "de toute évidence" un caractère "privé". Estimant qu'il s'agit d'un "domaine difficile", le juge a relevé qu'il "serait injuste de priver ou de statuer en défaveur de quelqu'un sur une question de vie privée simplement parce qu'elle a divulgué quelque chose sur sa vie privée pour tenter de faire face à des divulgations injustes ou injustifiées par d'autres". Le prince Harry, 36 ans, sixième dans l'ordre de succession à la couronne britannique, a dénoncé à de multiples reprises la pression des médias sur son couple et en a fait la raison principale de sa mise en retrait de la famille royale, effective depuis avril 2020.

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Vos réactions

Portrait de Marsoise
21/janvier/2021 - 14h31

Ils commencent vraiment à me gaver ces 2 là ! Ils ont voulu se désolidariser de la famille royale pour avoir la paix , et on a jamais entendu autant parler d'eux !!!

 

Portrait de YVESM
21/janvier/2021 - 12h04

Ma petite entreprise connaît pas la crise !