19/01 10:31

USA - Le centre-ville de Washington a des allures de camp retranché, à quelques heures de la cérémonie d'investiture sous haute surveillance de Joe Biden

Le centre-ville de Washington a des allures de camp retranché, à quelques heures de la cérémonie d'investiture sous haute surveillance du président élu américain Joe Biden, qui a de nouveau appelé à l'unification d'un pays divisé. Des milliers de soldats de la Garde nationale, l'armée de réserve, ont déjà été déployés, et ils seront jusqu'à 25.000, mercredi dans la capitale, pour protéger une large "zone rouge" allant du Capitole, où Joe Biden et Kamala Harris prêteront serment mercredi, à la Maison Blanche.

L'immense esplanade du "National Mall", où des milliers d'Américains se pressent tous les quatre ans pour assister à la cérémonie, est elle aussi cadenassée. Les rues étaient pratiquement vides lundi, en ce jour férié à la mémoire de l'icône des droits civiques Martin Luther King. Le "MLK Day" est traditionnellement un jour dédié au bénévolat pour les Américains.

Ce bénévolat "est une façon adéquate de guérir, unifier et reconstruire ce pays que nous aimons", a affirmé dans un message sur Twitter M. Biden, qui souhaite réconcilier des Américains profondément divisés après le mandat de Donald Trump.

Il a participé dans la matinée à une distribution de nourriture pour le compte d'une organisation caritative à Philadelphie, en Pennsylvanie. Kamala Harris et son époux ont fait de même dans un quartier pauvre de Washington.

Dans la capitale, des militaires en armes et des policiers stationnés devant des véhicules blindés ont remplacé les badauds et la circulation dans des rues bloquées par des blocs de béton. Au moins deux civils armés ont été arrêtés ces derniers jours aux abords de la "zone rouge".

La ville reste traumatisée par l'assaut meurtrier sur le Capitole, le 6 janvier, quand des centaines de partisans de Donald Trump avaient envahi le siège du Congrès pour tenter d'invalider la victoire de l'ancien vice-président de Barack Obama. Le président sortant, qui avait appelé ses supporteurs à marcher sur le Capitole, a été mis en accusation pour "incitation à l'insurrection" et son procès en destitution pourrait s'ouvrir au Sénat peu après l'investiture de son successeur.

Depuis le 6 janvier, près de 70 manifestants ont été inculpés pour avoir participé aux violences et des centaines de personnes font l'objet d'une enquête. Parmi eux, des élus et des membres anciens ou actifs des forces de l'ordre.

Afin de s'assurer que les Gardes nationaux ne présentent aucun risque pour la sécurité, le FBI a annoncé contrôler les antécédents des réservistes qui seront déployés mercredi.

"Nous voulons nous assurer que nous avons les bonnes personnes au sein de la bulle" qui protègera le président et la vice-présidente, a expliqué lundi sur Fox News le général William Walker, chef de la Garde nationale de Washington. Le ministre de la Défense par intérim, Christopher Miller, a toutefois souligné qu'il n'existait jusqu'ici "aucune information sur une menace de l'intérieur".

Ailleurs sur le web

Vos réactions