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Le procès du journaliste Taha Bouhafs pour "outrage" et "rébellion" envers un policier a été renvoyé au 10 mars prochain

Le procès du journaliste Taha Bouhafs pour "outrage" et "rébellion" envers un policier, qu'il accuse lui-même de violences lors de son interpellation en juin 2019 en marge d'une manifestation de sans-papiers, a été renvoyé vendredi pour la troisième fois au 10 mars. A l'audience, le conseil de Taha Bouhafs a déposé devant le tribunal correctionnel de Créteil une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur "la rupture d'égalité entre un policier et ceux qui peuvent être victimes de violences policières" qui serait causée par le "lien" entre le parquet et la police, a précisé à la barre Me Arié Alimi.

Cette QPC, qu'il espère voir transmise à la cour de Cassation puis au Conseil constitutionnel, a été mise en délibéré au 10 mars. Si elle est rejetée par le tribunal, le procès pourra être examiné sur le fond dans la foulée. "Est-il normal qu'un journaliste se retrouve devant le tribunal ? Est-ce que cette situation est sérieuse en France ? Je ne le crois pas", a-t-il plaidé, estimant "qu'il faut ramener l'égalité sinon c'est la démocratie qui tombe".

Le 11 juin 2019, Taha Bouhafs avait été interpellé alors qu'il filmait une manifestation de travailleurs sans-papiers devant la société Chronopost à Alfortville (Val-de-Marne) pour le média en ligne Là-bas si j'y suis. Placé en garde à vue dans la foulée "pour outrage et rébellion", le journaliste, qui nie les faits, avait également déposé plainte pour "violences" par personne dépositaire de l'autorité publique : il accuse un policier de lui avoir déboité l'épaule.

Dans une vidéo de l'interpellation publiée par Taha Bouhafs sur Twitter en juillet, on entend le journaliste et un policier s'invectiver. "Vous vous prenez pour un cow-boy ?! (...) Vous vous croyez au-dessus de la loi ?!", enchaîne M. Bouhafs, avant de poursuivre : "Vous jouez les racailles, hein". - "C'est ça ce que tu dis, que je suis une racaille ? (...) Fais attention à ce que tu fais", le met en garde le policier. Entendu sur procès-verbal le jour même, le policier avait accusé M. Bouhafs de l'avoir traité à deux reprises de "racaille de flic", selon des éléments dont a eu connaissance l'AFP.

Dans une affaire distincte, Taha Bouhafs est placé sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre la mise en examen et le statut de témoin simple, après avoir fait état sur Twitter de la présence d'Emmanuel Macron au théâtre des Bouffes du Nord en janvier dernier.

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Vos réactions

Portrait de djbaxter
10/janvier/2021 - 11h00
Nerfertiti a écrit :

Taha Bouhafs est au journalisme ce que McDonald's est à la gastronomie  smiley

Le McDo çà se mange au moins, même si certains s'en rendent malade. Les "infos" de ce type n'informent personne, c'est du militantisme vindicatif.

Portrait de Mordicus
9/janvier/2021 - 21h56

Rassrah...

Portrait de Nerfertiti
9/janvier/2021 - 15h21

Taha Bouhafs est au journalisme ce que McDonald's est à la gastronomie  smiley

Portrait de axl59
8/janvier/2021 - 21h57

Il est journaliste comme Robert du café des sports est épidémiologiste.

Portrait de itsmeagainagain
8/janvier/2021 - 19h51
Raouda28 a écrit :

A mettre en priorité dans un charter avec ses copains les Traore.

Quand il ira emmerder les flics du bled pour chialer au racisme, il sera bien reçu.

bravo !