04/01 17:12

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange ne sera pas extradé aux Etats-Unis en raison des risques de suicide - Le ministère américain de la Justice se dit "extrêmement déçu"

17h11: Le Mexique a offert lundi l'asile politique au fondateur de WikiLeaks, l'Australien Julian Assange, après que la justice britannique a refusé son extradition vers les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage. "Je vais demander au ministre des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires afin de solliciter auprès du gouvernement britannique la libération de M. Assange et pour que le Mexique lui offre l'asile politique", a déclaré le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador lors de sa conférence de presse quotidienne. "Nous sommes prêts à offrir l'asile et nous félicitons la justice britannique pour sa décision", a ajouté le chef de l'Etat.

La justice britannique a rejeté lundi la demande d'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis, qui le réclament après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels. Elle a invoqué un risque de suicide de l'Australien de 49 ans. Julian Assange risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Les Etats-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d'avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu'il conteste. Parmi les documents publiés figurait une vidéo montrant des civils tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007, dont deux journalistes de l'agence Reuters. Julian Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède. Dans ces deux pays, il a fait l'objet de poursuites pour viol, qu'il conteste, et qui ont été abandonnées. Le Mexique a une longue tradition d'asile politique. L'ex-président bolivien Evo Morales en avait ainsi temporairement bénéficié en novembre 2019 à la suite de sa démission après son élection contestée pour un quatrième mandat.

17h03: Le ministère américain de la Justice s'est dit lundi "extrêmement déçu" par le refus de la justice britannique d'extrader le fondateur de Wikileaks Julian Assange vers les Etats-Unis. "Nous continuerons à demander l'extradition de M. Assange vers les Etats-Unis", a précisé le ministère dans un communiqué. Julian Assange est sous le coup de poursuites judiciaires sous la présidence de Donald Trump pour la publication de centaines de milliers de documents confidentiels.

12h06: Invoquant un risque de suicide, la justice britannique a rejeté lundi la demande d'extradition du fondateur de Wikileaks Julian Assange vers les Etats-Unis, qui le réclament pour la publication de centaines de milliers de documents confidentiels.

Le feuilleton en cours depuis une décennie autour de l'Australien de 49 ans, devenu pour ses soutiens un symbole du combat pour la liberté d'informer, ne s'arrêtera sans doute pas là. Les autorités américaines ont notifié le tribunal de leur intention de faire appel de la décision rendue par la juge Vanessa Baraitser.

Si cette dernière a rejeté les arguments relevant de la défense de la liberté d'expression, elle a estimé que «les procédures décrites par les Etats-Unis ne vont pas l'empêcher de se suicider» car il risque «des conditions d'isolement quasi total» dans le système carcéral américaine. Elle a donc refusé l'extradition «pour des raisons de santé mentale».

Assange reste dans l'immédiat détenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh avant une audience mercredi pour examiner une demande de mise en liberté.

06h35: Réclamé par les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels, le fondateur de WikiLeaks Julian Assange saura aujourd'hui si la justice britannique approuve ou refuse son extradition. Devenu pour ses soutiens un symbole du combat pour la liberté d'informer, l'Australien de 49 ans doit être fixé sur son sort par la juge Vanessa Baraitser à partir de 10H00 GMT à la cour de l'Old Bailey, à Londres.

Quelle que soit la décision, elle est susceptible de recours, si bien que la bataille judiciaire ne s'arrêtera sans doute pas là au Royaume-Uni. Reste également à savoir quelle sera l'attitude de l'administration du futur président américain Joe Biden à l'égard du fondateur de WikiLeaks.

Julian Assange se trouve sous le coup de poursuites lancées sous la présidence de Donald Trump. Sous son prédécesseur Barack Obama, qui avait Joe Biden pour vice-président, la justice américaine avait renoncé à poursuivre le fondateur de WikiLeaks. Mais il y a tout juste 10 ans, celui qui accèdera dans moins d'un mois la Maison Blanche avait comparé Julian Assange à un "terroriste high-tech".

L'avocate Stella Moris, avec qui M. Assange a eu deux enfants, a souligné dans une interview au journal allemand Der Spiegel parue dimanche qu'à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh, où il est détenu, "il n'a vu aucun de ses avocats depuis mars".

"La défense de Julian en a été sérieusement handicapée", a-t-elle dénoncé. Mais "la situation à la prison de Belmarsh n'est rien comparé aux conditions de détention auxquelles il serait soumis aux Etats-Unis s'il était extradé", a-t-elle affirmé, estimant que Julian Assange serait alors "enterré vivant". L'Australien risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Les Etats-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d'avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu'il conteste.

Parmi les documents publiés figurait une vidéo montrant des civils tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007, dont deux journalistes de l'agence Reuters. Il revient à la justice britannique de déterminer si la demande américaine d'extradition qui lui est soumise respecte un certain nombre de critères légaux, et notamment si elle n'est pas disproportionnée ou incompatible avec les droits humains. Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de WikiLeaks, a déclaré dimanche à l'AFP qu'il était "presque certain" que la cour se prononcera contre M. Assange, dénonçant des "biais" dans la procédure.

Dans un communiqué envoyé pendant le week-end, il a aussi estimé que "le simple fait que cette affaire ait été portée devant les tribunaux, et qu'elle ait duré aussi longtemps, constitue une attaque historique à grande échelle contre la liberté d'expression".

Pendant les cinq semaines d'audience en février et en septembre, les avocats de Julian Assange ont dénoncé une procédure "politique" fondée sur des "mensonges". Or, soulignent-ils, l'accord américano-britannique interdit selon elle "expressément" les extraditions pour les "infractions politiques".

Julian Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qu'il conteste et qui ont depuis été abandonnées.

Les conditions de détention du fondateur de WikiLeaks ont été dénoncées par le rapporteur de l'ONU sur la torture Niels Melzer. Dans une lettre ouverte à Donald Trump le 22 décembre, ce défenseur de Julian Assange a demandé au président américain sortant de gracier le fondateur de WikiLeaks, qui n'est selon lui "pas un ennemi du peuple américain".

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de cruchon
4/janvier/2021 - 20h36

ça a dû écorcher la gueule des anglais de faire ça.

Comme quoi l'opinion publique a encore sa place.

Portrait de li li
4/janvier/2021 - 12h49

Excellente nouvelle pour lui (en attendant l'appel) mais très mauvaise nouvelle pour le journalisme et la liberté d'expression qu'il ne soit pas extradé juste a cause de son état de santé

Portrait de Jilou1994
4/janvier/2021 - 10h08

Prions pour que ce bad karma qui lui colle à la peau s'arrête et qu'il puisse se reconstruire rapidement entouré des siens. smiley