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Un journaliste jordanien, arrêté pour avoir affirmé que des responsables pourraient avoir été vaccinés sans annonce officielle, a été relâché

Un journaliste jordanien, arrêté la semaine dernière pour avoir affirmé que des responsables pourraient avoir été vaccinés contre le coronavirus sans annonce officielle, a été relâché sous caution, a-t-on appris de source judiciaire. "La Cour de sûreté de l'Etat a répondu favorablement ce matin (mardi) à une demande de libération sous caution du journaliste Jamal Haddad, éditeur du site d'information AlWakaai", a déclaré à l'AFP cette source sous le couvert de l'anonymat.

Le Conseil du syndicat des journalistes jordaniens avait soumis dimanche à la cour une demande de libération, a-t-elle ajouté. Le procureur auprès de la Cour de sûreté de l'Etat avait ordonné l'arrestation jeudi du journaliste pour avoir écrit que des responsables gouvernementaux avaient peut-être été vaccinés contre le Covid-19, selon cette même source.

M. Haddad était accusé d'avoir "mis en danger la sécurité du pays, provoqué une sédition et des troubles à l'ordre public".

Le 22 décembre, le site d'information AlWakaai avait publié un article, intitulé "Et le peuple dans tout ça?", dans lequel il se demandait si le vaccin Pfizer n'était pas arrivé en secret dans le pays et si de hauts responsables n'avaient pas été vaccinés.

Le Conseil du syndicat des journalistes jordaniens a estimé que la Cour de sûreté de l'Etat n'était "pas compétente" pour juger des affaires liées à la liberté d'expression. La Jordanie a enregistré plus de 291.000 cas de contaminations au Covid-19 et 3.801 décès.

A la mi-décembre, le royaume a donné son feu vert au vaccin Pfizer/BioNTech, mais le secrétaire général du ministère jordanien de la Santé pour les affaires épidémiologiques, Waël Al Hayajneh, a déclaré la semaine dernière qu'il s'attendait à ce que le vaccin arrive dans le royaume "fin janvier ou début février".

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