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Marseille : Une lycéenne mise en examen pour "violences sur policiers" tandis qu'une autre a porté plainte pour violences policières

Une lycéenne a été mise en examen pour "violences sur policiers" tandis qu'une autre, placée sous le statut de "témoin assisté", a porté plainte pour violences policières à son encontre après des incidents lors d'une manifestation à Marseille mi-décembre. Cette nouvelle affaire intervient dans le contexte d'un débat national sur les violences policières et contre les forces de l'ordre ainsi que sur les doctrines d'intervention lors des manifestations.

Les deux adolescentes, âgées de 15 ans, avaient été interpellées et placées en garde à vue à l'issue d'une manifestation contre la loi de "sécurité globale" qui avait réuni un millier de personnes le 12 décembre à Marseille. La première a été déférée le 13 décembre et mise en examen par un juge des enfants pour violences sur policiers, a indiqué à l'AFP le parquet de Marseille. Une caméra de surveillance l'avait filmée lançant une pierre sur les forces de l'ordre, ce qu'elle n'a pas contesté, selon une source proche du dossier.

La seconde jeune fille, blessée lors de son interpellation, avait vu sa garde à vue levée durant la nuit suivant la manifestation, pour raisons médicales, avant d'être conduite à l'hôpital pour des soins. Son certificat médical fait état d'un traumatisme crânien et de multiples plaies au visage, accompagné d'une ITT (incapacité totale de travail) de sept jours. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux la montre l'air hagard, le visage ensanglanté, menottée et encadrée de policiers mais aucune image ne montre les conditions de son interpellation.

Replacée en garde à vue ce mercredi, l'adolescente a été déférée jeudi à la demande du parquet qui avait pris des réquisitions pour "violences contre des policiers et rébellion". Mais le juge des enfants l'a placée sous le statut moins incriminant de témoin assisté. Une caméra de surveillance la montre se saisissant d'une pierre mais elle affirme ne pas l'avoir lancée, selon son avocat parisien Me Philippe Ohayon.

Cette lycéenne a de son côté porté plainte contre les policiers qui l'ont interpellée pour "violences volontaires en réunion par personnes dépositaires de l'autorité publique" au parquet de Marseille et auprès de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices).

Elle affirme qu'un policier l'a attrapée alors qu'elle courait et lui a asséné un coup à l'arrière de la tête avant de l'immobiliser avec une clef de bras et un étranglement. Elle se plaint également d'avoir essuyé des insultes, humiliations et propos à connotation sexuelle durant sa garde à vue. Le parquet de Marseille a indiqué à l'AFP avoir saisi le cabinet de déontologie et de discipline de la DDSP (Sécurité publique) et pas l'IGPN, chargée des dossier plus complexes.

"Les policiers n'ont pour l'instant pas été entendus", a-t-il ajouté. "Il s'agit juste d'une interpellation avec quelqu'un qui se débat, chute en résistant et se blesse au visage", a résumé à l'AFP une source policière.

"Ce n'est pas un dossier de parole contre parole mais de trace de coups contre mensonges", a dénoncé Me Ohayon selon qui l'explication fournie ne justifie pas les traumatismes de sa cliente.

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Vos réactions

Portrait de paspos
25/décembre/2020 - 11h47
L Ecume des choses a écrit :

nous avons là une version des faits .... attendons l'issue de l'instruction, .et éventuellement d'un procès ...

Ou quand on a rien à dire...