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La santé mentale des salariés "n’a jamais été aussi basse" depuis le début de la crise sanitaire et particulièrement depuis le deuxième confinement, selon un baromètre réalisé par Opinionway

La santé mentale des salariés « n’a jamais été aussi basse » depuis le début de la crise sanitaire et particulièrement depuis le deuxième confinement, les jeunes, les femmes et les managers étant les plus touchés, selon un baromètre réalisé par Opinionway pour le cabinet Empreinte Humaine.

La détresse psychologique est un indicateur de santé mentale utilisé pour diagnostiquer les troubles mentaux. Elle regroupe des manifestations de désespoir, de nervosité, d’agitation et de dépression. Elle favorise les troubles anxieux et de l’addiction et peut engendrer des conséquences physiques comme les AVC ou l’hypertension.

La moitié des salariés (50%) sont en situation de détresse psychologique ("1 point depuis octobre, +6 points par rapport au 1er confinement), dont 20% en détresse élevée (+ 2 points depuis octobre) avec un risque important de développer un trouble mental sévère. 31% risquent la dépression ("11 points depuis octobre), selon ce 5e et dernier baromètre 2020, réalisé du 2 au 9 décembre pour le cabinet spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux auprès de 2.009 salariés représentatifs (méthode des quotas).

« La santé mentale des salariés n’a jamais été aussi basse depuis le début de la crise sanitaire », analyse Christophe Nguyen, psychologue du travail et président d’Empreinte Humaine, qui met en garde contre « des troubles mentaux (qui) seront de plus en plus importants » si « des mesures de fond ne sont pas mises en oeuvre ».

Les moins de 29 ans sont les plus intensément touchés et affichent un taux de détresse psychologique de 70% (+3 points depuis octobre). Ils sont « en perte de repère, vivent plus fortement l’effet du confinement, de l’insécurité économique et de l’isolement social(...). Par rapport au monde de l’entreprise, ils vivent une plus grande incertitude quant à leur avenir et se questionnent sur la viabilité de leur premier choix d’orientation professionnelle. Ils sont aussi moins acculturés à la vie de l’entreprise qui comprenait les liens sociaux, la collaboration, le partage de savoir-faire », analyse M. Nguyen.

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Vos réactions

Portrait de bib
19/décembre/2020 - 16h06

Vive les réunions machine à café ! haut lieu d'échange de savoir faire et de savoir être !

Les gens sont trop accros à leur portable et ne savent plus communiquer avec leur prochain.