18/11 17:21

Coronavirus: Bruno Le Maire demande aux distributeurs de décaler l’opération commerciale "Black Friday" prévue le 27 novembre

17h20: Le point sur la situation

A la faveur d’une amélioration sur le front de l’épidémie de Covid-19, le gouvernement français s’est réuni mercredi pour préparer un desserrement prudent et progressif du deuxième confinement d’ici Noël.

La France est encore « loin du déconfinement », a averti le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. « Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin. On parle d’une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre si la situation sanitaire nous le permet », a-t-il dit, à l’issue d’un nouveau conseil de Défense et d’un conseil des ministres.

Appelant à « ne pas donner le sentiment que la crise est derrière nous », il a souligné que « nous sommes encore très loin d’avoir gagné la guerre face au virus », et que « nous devons vivre avec les contraintes nécessaires à sa maîtrise pendant encore un certain temps ».

Principal questionnement: comment desserrer l’étau sans relancer la circulation du virus et être contraint à un troisième confinement ?

Même si la barre des deux millions de cas depuis mars a été dépassée, « l’épidémie ralentit », a indiqué mardi soir le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, tout en notant que la « pression hospitalière reste très forte », avec 33.170 patients hospitalisés.

Parmi ces malades, plus de 4.800 se trouvaient en réanimation mardi et le rythme quotidien des morts à l’hôpital ne faiblit pas non plus, avec 437 nouveaux décès enregistrés en 24 heures.

Le président français Emmanuel Macron devrait s’exprimer en milieu de semaine prochaine pour annoncer les étapes d’un « déconfinement progressif », selon une source proche de l’exécutif. L’idée est d’« éviter le stop and go », a expliqué le Premier ministre Jean Castex.

Les salles de sport devraient rouvrir aux mineurs dès le 1er décembre tout comme les lieux de culte, avec des restrictions sanitaires accrues.

La question de la réouverture des commerces dits « non essentiels », notamment les librairies ou magasins de jouets, n’est pas encore tranchée. Cantonnés à des ventes en ligne et sur rendez-vous, ils réclament une reprise dès le 27 novembre, jour des soldes du « Black Friday ».

La situation est encore plus difficile pour les bars et les restaurants. Pour eux, le porte-parole du gouvernement a seulement promis « des perspectives au début du mois de décembre », et ils craignent de rester fermés jusqu’en 2021. Une catastrophe pour ces établissements mais aussi pour leurs filières d’approvisionnement comme celle de la volaille.

Autres questions: faut-il maintenir la limite d’une heure et d’un kilomètre pour les promenades ? Et à Noël, les déplacements pour se retrouver en famille seront-ils autorisés ? Le gouvernement français doit encore trancher, même si la SNCF, l’opérateur ferroviaire national, se dit « prête » pour les vacances scolaires.

Au-delà du déconfinement, le gouvernement va devoir répondre au défi d’améliorer la stratégie de dépistage et d’isolement des personnes contaminées, grâce au déploiement des tests antigéniques, après l’échec du triptyque « tester, tracer, isoler ». L’exécutif va aussi devoir mettre en place une campagne massive de vaccination.

En attendant, la santé mentale des Français inquiète les autorités. Selon Santé Publique France, les états dépressifs ont augmenté avec le double de personnes touchées début novembre par rapport à fin septembre (21% contre 10%) et ils concernent en particulier les personnes appauvries, les jeunes et les inactifs.

16h18: Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a demandé aux acteurs de la distribution de "décaler" l'opération promotionnelle "Black Friday", prévue le 27 novembre prochain, alors que le gouvernement doit décider dans les prochains jours à quelle date les commerces dit "non essentiels" pourront rouvrir. 

"Est-ce que vraiment, vendredi prochain, c'est la bonne date pour organiser un Black Friday? Ma réponse est non", a affirmé le ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, demandant aux acteurs de la grande distribution et du commerce en ligne d'"examiner toutes les possibilités de décaler cette opération qui n'a pas de sens dans les circonstances actuelles". « J’aurai l’occasion de leur en parler » et de « leur demander de faire preuve de sens des responsabilités » en cette période d’épidémie et de crise, a-t-il insisté.

Contrairement aux dates des soldes, le gouvernement n’a toutefois pas la main sur la tenue des opérations promotionnelles d’initiative privée comme le « Black Friday ».

Le gouvernement doit annoncer dans les prochains jours les modalités d’un desserrement progressif du confinement à partir du 1er décembre, mais de nombreux élus et organisations professionnelles demandent que les petits commerces dits « non essentiels » puissent rouvrir dès le 27 novembre.

Ces derniers s’inquiètent d’être pénalisés par rapport aux commerces restés ouverts et aux sites de vente en ligne au moment où débutera le « Black Friday », alors que ce deuxième confinement met en danger la survie de beaucoup d’entre eux.

« Avec le Premier ministre, avec le président de la République, nous faisons le maximum pour que cette réouverture puisse avoir lieu (...) dès que les conditions sanitaires le permettront », a assuré Bruno Le Maire.

13h50:  La France est encore "loin du déconfinement", a averti mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, en évoquant une "adaptation du confinement" au 1er décembre plutôt qu'un desserrement, face à l'épidémie de Covid-19. "Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin. On parle d'une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre si la situation sanitaire nous le permet", a affirmé M. Attal, soulignant la "tension extrême dans les hôpitaux" lors du compte-rendu du Conseil des ministres. Appelant à "ne pas donner le sentiment que la crise est derrière nous", il a souligné que "nous sommes encore très loin d'avoir gagné la guerre face au virus", et que "nous devons vivre avec les contraintes nécessaires à sa maîtrise pendant encore un certain temps".

"Le président l'a rappelé: relâcher nos efforts maintenant, c'est prendre le risque de les avoir faits pour rien", a-t-il ajouté, alors que "de premiers résultats et de premières lueurs d'espoir", "fruits de la mobilisation des Français", "sont visibles". Il a rappelé qu'Emmanuel Macron s'est engagé à ce qu'un point sur l'évolution de l'épidémie et du confinement soit fait "tous les 15 jours". "Il y aura encore des étapes, le confinement se poursuivra à partir du 1er décembre y compris s'il doit être adapté", a-t-il dit.

Gabriel Attal a également précisé le calendrier pour les jours à venir: point presse hebdomadaire du ministre de la Santé Olivier Véran jeudi, réunion du Premier ministre Jean Castex avec les chefs de partis et groupes politiques vendredi après-midi, réunion avec les partenaires sociaux la semaine prochaine, avant, également la semaine prochaine, une prise de parole d'Emmanuel Macron à l'approche du 1er décembre. A propos des petits commerces, qui appellent, avec certains élus, à une réouverture à cette date, il a parlé d'"un palier autour du 1er décembre", là encore si la situation sanitaire continue de s'améliorer et "si un protocole sanitaire est adopté en concertation". Il a par ailleurs précisé qu'au 16 novembre, "plus de 1,2 million" de contrôles avaient été réalisés en France et "152.000 infractions" relevées, dont près d'un tiers en Ile-de-France.

13h12: Le point sur la situation à la mi-journée

Face à une légère amélioration sur le front de l’épidémie de Covid-19, l’exécutif se réunit mercredi pour préparer la sortie du second confinement mais prévient déjà que la détente sera progressive.

Un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN) centré sur la crise sanitaire est prévu dans la matinée autour d’Emmanuel Macron et de Jean Castex, avant le conseil des ministres.

Au menu, une équation dont découlent beaucoup de questions: comment desserrer l’étau sans prendre le risque de relancer la circulation du virus et d’être contraint à un troisième confinement ?

Même si la barre des deux millions de cas confirmés depuis mars a été dépassée, «l’épidémie ralentit», a confirmé mardi soir le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Mais la «pression hospitalière reste très forte», avec «un nombre inégalé de 33.500 patients Covid» lundi, qui a légèrement diminué à 33.170 mardi.

Parmi ces malades, plus de 4.800 se trouvaient en réanimation mardi, pour un total de patients en réa, toutes pathologies confondues, supérieur à 8.000, bien au-dessus des capacités d’avant la crise sanitaire (environ 5.000 places). Le rythme quotidien des morts à l’hôpital ne faiblit pas non plus, avec 437 nouveaux décès enregistrés en 24 heures.

Emmanuel Macron devrait s’exprimer en milieu de semaine prochaine, mais une source proche de l’exécutif assure déjà que «le déconfinement sera progressif».

Devant les députés, le Premier ministre a aussi prévenu que des «dispositions de freinage (...) perdureront», plaidant pour «éviter le stop and go», tout en concédant que «peut-être nous avons déconfiné un peu trop vite» au printemps.

Les salles de sport devraient pouvoir accueillir les mineurs dès le 1er décembre et les cultes pourraient reprendre aussi à cette date, avec des restrictions sanitaires.

Mais la question de la réouverture des commerces dits «non essentiels» n’est pas encore tranchée: ils doivent pour l’instant se contenter de ventes en ligne et sur rendez-vous, et réclament une reprise dès le 27 novembre, jour de la gigantesque opération commerciale du «Black Friday».

13h10: Le vaccin développé par l'alliance Pfizer/BioNTech est efficace à 95% pour prévenir le Covid-19, selon des résultats complets de leur essai clinique à grande échelle, ont annoncé les sociétés mercredi dans un communiqué. C'est mieux que des résultats partiels publiés la semaine dernière et qui montraient "plus de 90%" d'efficacité, et cela conforte les prédictions des autorités américaines selon lesquelles au moins un vaccin pourra commencer à être injecté dans les bras des Américains avant la fin de l'année.

Cela signifie que 162 membres du groupe placebo de l'essai ont contracté le Covid-19, contre seulement 8 dans le groupe vacciné, dans les sept jours suivant la seconde dose du vaccin, qui se prend en deux doses espacées de trois semaines. Le protocole de l'essai prévoyait d'évaluer l'efficacité une fois qu'un total de 170 cas était atteint dans les deux groupes.

Au total, plus de 43.000 personnes se sont portées volontaires pour cet essai, commencé fin juillet, et qui est censé se poursuivre. Neuf cas sévères de Covid-19 ont été observés dans le groupe placebo, et un dans le groupe vacciné.

Pfizer demandera une autorisation de commercialisation "d'ici quelques jours" à l'Agence américaine des médicaments (FDA). La FDA pourrait ensuite donner son feu vert à la mise sur le marché dès le mois de décembre, a indiqué lundi un haut responsable de l'opération gouvernementale pour les vaccins, Moncef Slaoui.

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Vos réactions

Portrait de j'.t .m.m
23/novembre/2020 - 12h09

.

Portrait de Beleg
19/novembre/2020 - 09h15

pas grave on achètera sur Amazone

Portrait de Bob28
19/novembre/2020 - 07h56
Girardin a écrit :

Et pendant ce temps, le SIDA n'a toujours pas de traitement.

La pollution non plus ne semble pas avoir de traitement. 

Pourtant, chaque année, elle tue presqu'autant que la covid, avec en plus des effets néfastes sur la planète.

 

Portrait de Franck64
19/novembre/2020 - 01h07

On va deconfiner trop tôt . Pour le vaccin on ne connait pas les effets secondaires a longt terme ...c est très risqué , on seras des cobayes  . . 

Portrait de Franck64
19/novembre/2020 - 01h03
Nono75 a écrit :

Et plus basiquement il y a le préservatif, tant pour les hétéros que pour les homos. Et cela coûte encore moins cher que le traitement curatif ou préventif (PrEp).

Apparement suite a une étude  bcp de préservatifs sont de mauvaises qualités et pas assez fiable même dans des grandes marques 

Portrait de Franck64
19/novembre/2020 - 00h59
nantes55 a écrit :

Le VIH ne nuit pas à l'économie donc pas d’intérêt pour les gouvernements de dépenser des milliards...

Le VIH ne touche pas toute la population et ne se répands pas de la même façon donc moins d’intérêt pour les laboratoires de trouver un vaccin.

pour le VIH il y a des médicaments qui améliorent la vie des malades mais qui coutent une fortune..Les laboratoires s'en mettent plein les poches donc aucun intérêt de trouver un vaccin

Si le sida a un traitement c est la trithérapie .

Portrait de Schoenauer©
18/novembre/2020 - 20h51
swatss a écrit :

Et ( sans jeu de mot ) le rapport il est ou ?

Si , il n'y a pas de traitement actuellement , c'est que personne ne l'a trouvé.

Depuis la nuit des temps les idiots existent pas pour autant que l'on a trouvé un traitement pour eux... :bigsmile:

La preuve ! smiley

Portrait de lecroco
18/novembre/2020 - 17h49
Girardin a écrit :

Et pendant ce temps, le SIDA n'a toujours pas de traitement.

désolé pour ce doublon.

Portrait de Nono75
18/novembre/2020 - 17h48
Girardin a écrit :

Il est que quand on veut on peut. 

Le sida a été découvert il y a 40 ans, son génome séquencé il y a 25 ans. 

Et là, alors qu'on dit qu'il faut presque 10 ans pour un vaccin, on trouve celui de la covid en moins de 6 mois.

Peut être que ce n'est pas interessant de trouver un traitement pour le SIDA (financièrement parlant) mais je pense qu'il a fait autant de mort que la covid.

Maintenant peut être  voyez vous le rapport.

Et promis, quand le traitement pour les idiots existera, je nous en réserverais une dose chacun.

Largement plus de morts, on doit être à plus de 37 millions de décès pour le SIDA contre 1.4 million de décès pour la Covid-19. Mais l'échelle de temps est évidemment différente et le chiffre difficile à obtenir car basé sur des estimations hautes et basses depuis les années 80.

Il n'y a que depuis peu (2017) que la moyenne des décès du SIDA est passée sous la barre du million avec par exemple 700 000 décès en 2019.

Le million de décès en moyenne était dépassé depuis 1997.

Après le SARS-CoV-2 contamine par l'air ou par contact tandis que le VIH contamine par les échanges de flux (sang, sperme, sécrétions vaginales). Je ne dis pas que ça excuse le moindre empressement de trouver un vaccin mais ça peut l'expliquer en partie.

Ensuite il ne faut pas se voiler la face, le SIDA a longtemps été (et est toujours dans la tête de certains) la maladie des blacks, des toxicos et des homos donc...

Portrait de Nono75
18/novembre/2020 - 17h17
lecroco a écrit :

désolé pour ce doublon.

Et plus basiquement il y a le préservatif, tant pour les hétéros que pour les homos. Et cela coûte encore moins cher que le traitement curatif ou préventif (PrEp).

Portrait de nantes55
18/novembre/2020 - 16h52
Girardin a écrit :

Et pendant ce temps, le SIDA n'a toujours pas de traitement.

Le VIH ne nuit pas à l'économie donc pas d’intérêt pour les gouvernements de dépenser des milliards...

Le VIH ne touche pas toute la population et ne se répands pas de la même façon donc moins d’intérêt pour les laboratoires de trouver un vaccin.

pour le VIH il y a des médicaments qui améliorent la vie des malades mais qui coutent une fortune..Les laboratoires s'en mettent plein les poches donc aucun intérêt de trouver un vaccin

Portrait de hans
18/novembre/2020 - 16h41

avec la grande distribution c'est ''s'il vous plait pourriez vous reporter ?non? bon tant pis".Avec les petits commercants c'est "on vous interdit d'ouvrir ou on vous punit"

on voit  clairement quelle est la volonté du gouvernement

Portrait de lxa75
18/novembre/2020 - 16h26

Parce qu'il pense que le reste du monde va nous  écouter smiley . à mon avis c'est encore taper sur le commerce Français :'( 

 

Portrait de Kratusse
18/novembre/2020 - 14h50

Hormis pour les commerces fermés, ça ne change pas grand-chose car les gens continue à travailler et à se déplacer comme avant le confinement... Si on trouvait tout chez Amazon ou chez un autre commerçant capable de livrer en 24 heures à des prix très bien placés , pour moi ça ne changerait absolument rien

Portrait de Zingwal
18/novembre/2020 - 14h42
Zingwal a écrit :

                                         Macron Cul Profond Masque Virus GIF - MacronCulProfondMasqueVirus GIFs

Portrait de Zingwal
18/novembre/2020 - 14h42

                                         

Portrait de swatss
18/novembre/2020 - 14h11
Girardin a écrit :

Et pendant ce temps, le SIDA n'a toujours pas de traitement.

Et ( sans jeu de mot ) le rapport il est ou ?

Si , il n'y a pas de traitement actuellement , c'est que personne ne l'a trouvé.

Depuis la nuit des temps les idiots existent pas pour autant que l'on a trouvé un traitement pour eux... smiley

Portrait de jarod.26
18/novembre/2020 - 13h41

la surenchère continue !

Portrait de soly
18/novembre/2020 - 13h33

Bah voyons, que ne feraient-ils pas pour se faire un max d'argent, de 90 % ils passent à 95 % histoire d'obtenir le marché... Il nous prennent vraiment pour des cons. Perso, le pseudo vaccin ce sera sans moi. Il est hors de question que je me fasse vacciner.