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Coronavirus - Rencontre avec cette libraire de Cannes qui refuse de fermer sa boutique et devient le symbole de la contestation - Vidéo

Depuis quinze jours, la librairie de Cannes dans les Alpes-Maritimes est ouverte et ce malgré les mesures prises par le gouvernement pour endiguer l'épidémie. Depuis le 29 octobre 2020, date de ce deuxième confinement, les commerces non-essentiels doivent fermer. Pour la libraire, c'est trop : elle décide d'entrer en résistance.

Lorsque le Maire de Cannes a appris la venue des policiers dans les librairies, il s'est rendu immédiatement dans le magasin pour y acheter un livre. Un symbole de soutien pour Florence Kammermann.

Pour le moment, les policiers sont passés deux fois indiquant à la gérante qu'elle serait bientôt verbalisée. Mais pour la libraire, le plus inquiétant, ce ne sont pas les amendes : c'est la fermeture administrative. "Je vis avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête".

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Portrait de kaleidoscope
17/novembre/2020 - 11h28
l'écume des choses a écrit :

Librairies fermées : la faute aux syndicats, pas au capitalisme !

 

Si les librairies sont fermées, c’est à la demande du syndicat de la librairie française et non la faute du « capitalisme ».

 .

 

Comme en mars dernier, les librairies doivent fermer durant le confinement tandis que les grandes surfaces et Amazon peuvent vendre des livres. Cette injustice suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux pour lesquels la cause est entendue : c’est la victoire du capitalisme et des gros contre le commerce indépendant et les petites librairies de quartier et de proximité.

 

Rien n’est plus faux. Si les librairies sont fermées, c’est à la demande du syndicat de la librairie française.

 

En mars dernier, lors du premier confinement, le ministre de l’Économie souhaitait inscrire les librairies sur la liste des commerces de première nécessité afin de leur permettre de rester ouvertes. Le syndicat de la librairie française s’est opposé à cette dérogation :

 

« Le ministre de l’Économie a évoqué ce matin sur France inter, l’hypothèse d’une réouverture des librairies pour répondre à la concurrence d’Amazon. Bruno Le Maire a témoigné, là, de son attachement aux librairies et au livre.

 

Sur le fond, nous le rejoignons totalement pour considérer la librairie comme un commerce de première nécessité et comptons sur son soutien afin qu’aucune librairie ne soit poussée à la fermeture par cette crise majeure.

 

Néanmoins, la profession des libraires ne souhaite pas répondre au risque sanitaire de la poursuite des livraisons de livres par Amazon par le risque supplémentaire qu’engendrerait une réouverture des librairies avec tous les contacts inévitables qu’elle entraînerait entre libraires et clients. […]

 

Cette position est celle du Syndicat de la librairie française, mais également des associations de libraires, régionales ou de spécialité ».

 

source contrepoints.org

le SLF insiste sur le contexte dans lequel cette décision a été prise, avec le soutien d’associations locales de libraires : «Il n’y avait alors pas de masque, pas de gel, les clients ne seraient pas venus, et les salariés des librairies ne voulaient pas reprendre le travail. Dans ce contexte-là, les conditions n’étaient pas du tout réunies pour protéger à la fois les clients et leurs salariés.»

&

«Nous avons surtout voulu défendre l’intérêt des clients et des libraires. Le contexte aujourd’hui n’est plus du tout le même qu’en mars. Cette fois-ci, les libraires sont prêts à accueillir leurs clients dans de bonnes conditions. Ils veulent tous ouvrir, et nous aussi. Le gouvernement ne nous a pas consultés avant de prendre cette décision, que nous ne comprenons pas.»