Serge Dassault, déjà propriétaire du Figaro, étudie un éventuel rachat du
Parisien et pourrait faire une offre de reprise à Marie-Odile Amaury,
actionnaire majoritaire du titre, apprend-on jeudi de source proche du
dossier.
Cette candidature à une reprise du quotidien intervient après
l'annonce début septembre par Vincent Bolloré de son intérêt pour Le
Parisien.
La proposition du président du groupe aéronautique et sénateur
UMP de l'Essonne pour le quotidien avait été révélée par le site
d'information "Electron Libre" relayé par l'express.fr. D'autres
candidats sont sur les rangs, notamment Fondations Capital, un fonds
d'investissements qui dit étudier le dossier.
Si M. Dassault, considéré
comme proche de Nicolas Sarkozy, achetait Le Parisien, l'industriel
contrôlerait deux titres phares de la presse quotidienne. Le Figaro a
diffusé en 2009 quelque 314.000 exemplaires en moyenne (ventes France
payées) et Le Parisien 305.000 exemplaires, selon l'OJD.
Une telle
opération ne soulèverait cependant pas de problème juridique. Selon le
dispositif anti-concentration de la loi de 1986, un même opérateur ne peut
disposer de quotidiens d'information politique et générale si leur diffusion
dépasse 30% de la diffusion totale en France.
En juin le groupe Amaury,
également propriétaire de L'Equipe, avait demandé à la Banque Rothschild
d'étudier un "adossement partiel" du quotidien Le Parisien, sans donner
d'autre précision sur l'opération envisagée. La question de la valeur du
Parisien reste posée, les estimations fluctuant dans une large fourchette de
50 à 200 millions d'euros.
Selon un de ses proches, Marie-Odile Amaury
envisagerait cette cession pour transmettre à ses enfants un groupe le plus
rentable possible, bien que Le Parisien soit légèrement bénéficiaire depuis
deux ans.
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