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Après presque quatre mois et demi de blocage, les quotidiens nationaux sont de nouveau livrés chez les kiosquiers des Bouches-du-Rhône

Après presque quatre mois et demi de blocage, les quotidiens nationaux sont de nouveau livrés depuis jeudi matin chez les kiosquiers des Bouches-du-Rhône qui dénonçaient un "déni de démocratie", a annoncé jeudi la CGT. "Les citoyens vont pouvoir de nouveau avoir accès à toute la presse magazine et quotidienne, droit à l'information et à la culture dont ils étaient privés", a déclaré dans un communiqué l'antenne du syndicat du Livre qui gère la nouvelle régie provisoire mise en place.

Les 280 kiosquiers et marchands de journaux étaient privés de titres nationaux depuis le 12 mai en raison d'un blocage côté distribution consécutif au dépôt de bilan de Presstalis. Une régie provisoire a été mise en place par les ex-salariés de la SAD Marseille (ex-filiale de Presstalis -devenue France Messagerie- placée en liquidation judiciaire) avec le transporteur Xena, a-t-on appris auprès de Maxime Picard de la CGT.

Depuis la liquidation mi-mai de la SAD et la Soprocom, ses filiales en province, Presstalis avait remis sur les rails son système de distribution, sauf dans les Bouches-du-Rhône. Officiellement licenciés depuis la liquidation de leur entreprise, les ex-SAD souhaitent reprendre leur activité sous la forme d'une Scic (Société coopérative d'intérêt collectif).

Mais ce projet, qui vise à réembaucher 80 des 130 salariés, bute sur plusieurs écueils et notamment son périmètre et sa viabilité économique. La régie provisoire, qui a embauché en CDD 30 des anciens salariés de la SAD, est prévue pour durer jusqu'à fin décembre, le temps que le projet de Scic se concrétise.

"Par contre ça restera dégradé pour les diffuseurs du mandat de Toulon, servi depuis le début de cette crise par le prestataire du mandat de Fréjus", prévient Michel Brunet, diffuseur de presse à Sanary-sur-Mer (Var) et président du Collectif de défense des diffuseurs de presse. Selon lui, de 60 à 80 diffuseurs de presse ont baissé le rideau ou arrêté la presse depuis le début de cette crise dans les Bouches-du-Rhône et l'ouest du Var. Une soixantaine de marchands d'Aix-en-Provence et Marseille avaient déjà pu reprendre la vente de certains titres nationaux via un plan de secours.

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