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La presse veut mesurer son influence auprès des Français les plus riches afin de pouvoir revaloriser l'offre publicitaire

L'alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM) a dévoilé une étude centrée sur la consommation de journaux des Français les plus riches, un enjeu d'importance pour revaloriser l'offre publicitaire.

Ainsi, 66% des clients de la marque Dior sont lecteurs du quotidien Le Figaro, 64% des lecteurs (les plus riches) du Parisien privilégient les circuits courts: voici quelques-uns des enseignements de l'étude Onenext Influence, qui veut établir un classement des marques médias les plus suivies par les hauts revenus et cadres supérieurs. Mis à part la presse quotidienne régionale qui, réunie, occupe la première place du classement, Le Figaro (Dassault) dépasse ainsi Le Monde, suivi du Parisien Aujourd'hui en France (LVMH), L'Equipe (Amaury), Femme Actuelle (Prisma Media), Les Echos (LVMH), puis Paris Match (Lagardère). Cette enquête, réalisée par Kantar Media avec Mediametrie et CESP Insight, a nécessité 10.000 entretiens téléphoniques auprès de foyers à haut revenus (plus de 65.000 euros annuels), personnalités et cadres dirigeants.

"De manière générale aux yeux de cette cible, la presse arrive en tête des médias diffusant les informations les plus fiables, complètes, crédibles, utiles", a expliqué l'ACPM dans un communiqué. Ces quelque 9 millions de personnes "lisent en moyenne 8,6 marques de presse différentes (au format papier ou numérique) chaque mois" et constituent un "levier d'influence" auprès de leur entourage. "L'objet de Onenext Influence, c'est d'étudier une population qui est très difficile à connaître, les top cadres, qui a un pouvoir économique, social et de consommation", a dit à l'AFP le directeur général de l'ACPM Stéphane Bodier.

Les résultats vont "servir aux régies publicitaires pour pouvoir démontrer aux annonceurs que leur marque permet de toucher des publics très intéressants". L'étude vise aussi à répondre à un paradoxe: "l'audience de la presse, grâce aux offres numériques, est en train de repartir à la hausse", mais ses performances publicitaires déçoivent, notamment face aux réseaux sociaux qui vendent aux annonceurs un ciblage individualisé. "Les marques viennent chez nous beaucoup plus pour de l'image que pour du quantitatif", elle "ne cherchent pas la même chose" que sur les réseaux sociaux, a dit devant la presse Anne Pican, éditrice du pôle News au Figaro. "Un élément clé de l'influence, c'est la confiance. (...) On a tous entendu les discours sur le manque de confiance" dans les médias, a ensuite ajouté le directeur du Monde Jérôme Fenoglio, lors d'un débat. "Quand on regarde les chiffres (de l'étude) sur un fragment de la population, la confiance est extrêmement forte en réalité".

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