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Les chasseurs montent au créneau pour corriger leur image, expliquer leur pratique et séduire de nouveaux adeptes, dans un contexte défavorable - VIDEO

  Par Nicolas KIENAST

"On n'est pas que des vieux alcooliques avinés": après avoir longtemps fait fi de leur image, les chasseurs montent au créneau pour la corriger, expliquer leur pratique et séduire de nouveaux adeptes, dans un contexte défavorable. Une jeune fille, allure citadine, lance à son amie: "Généralement le week-end je vais dans un bois, une clairière, et puis je fais ma petite affaire! Tu ne peux pas imaginer le plaisir que ça me procure..." Avant de la rassurer: "Oh ça va Marie! Ce que je suis en train de te dire c'est simplement que j'aime... la chasse à l'arc!"

Voici un extrait d'un des spots de la nouvelle campagne de pub numérique lancée la dernière semaine d'août par la Fédération nationale des chasseurs (FNC) afin de "dépasser les stéréotypes" et "faire mentir le fameux sketch des Inconnus sur la galinette cendrée!" Son président Willy Schraen explique à l'AFP: "Cette campagne n'est pas faite pour les chasseurs, on parle à des gens qui ne sont pas du tout du monde de la chasse", soit les citadins, les jeunes et les femmes.

Le but est de les attirer alors que le nombre de pratiquants (1,03 million en 2019 selon les chiffres de la FNC) a été divisé par deux en quarante ans. De plus, 40% sont des retraités, seulement 15% ont moins de 35 ans et 2,5% sont des femmes. Dans un contexte général où l'écologie et la lutte contre la maltraitance animale apparaissent comme des préoccupations croissantes dans l'opinion publique. Ce ne sont pas celles des chasseurs, selon leurs opposants, dont Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux qui voit une "opération de réhabilitation" dans l'offensive de la FNC, dont la campagne de pub "Les chasseurs, premiers écologistes de France", il y a deux ans, avait marqué les esprits. Comme elle gomme, dans sa communication visuelle, quasiment toute arme ou image de gibier traqué ou décédé, pour mettre en avant animaux sauvages et paysages, la fédération efface, selon Allain Bougrain-Dubourg, "les mots qui illustrent une réalité des plus tragiques pour les remplacer par des mots pudiques: on ne tue plus mais on prélève, on régule." 

"(Les chasseurs) n'emploient plus de mots qui sentent le sang mais ça ne trompe personne" ajoute-t-il. Willy Schraen parle de "caricature": "Les gens ne comprennent pas bien ce qu'est la chasse, donc rejettent. Quand on regarde dans le fond les actions des chasseurs sur les territoires, on se rend compte que ce sont les gens qui font le plus d'écologie, qui produisent le plus de biodiversité." "On plante, on nettoie, on coupe, on restaure, et ça les gens ne savent pas du tout" détaille-t-il.

Élu en août 2016 à la présidence de la FNC, il veut faire oeuvre de pédagogie pour "changer l'image des chasseurs", qui ont commis "une erreur fondamentale en "vivant cachés" pendant des années. De seulement 50.000 euros à son arrivée, le budget communication de la fédération a donc atteint le million d'euros, et est amené à augmenter. "Chasser les préjugés" sur les chasseurs, c'est aussi le but d'une campagne de pub lancée, en même temps que celle de la FNC et notamment dans le métro parisien, par une plateforme de vidéos de chasse à la demande.

Son égérie est jeune, présente bien, et s'appelle Johanna Clermont. Un pseudonyme choisi par cette influenceuse, payée par des marques de chasse pour faire leur promotion sur les réseaux sociaux. Forte de 126.000 abonnés sur Instagram par exemple, elle y met également en scène sa passion de la chasse, ce qui lui a valu d'être propulsée dans les médias, y compris étrangers, comme le nouveau visage de cette chasse française new look. A son corps défendant, selon elle: "Ce n'est pas quelque chose que je recherche particulièrement; je montre juste la réalité, ce que je suis. Après, j'incarne facilement ce mouvement, car dans l'imaginaire des gens je suis à l'opposé du stéréotype du chasseur."

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Vos réactions

Portrait de clavicep
13/septembre/2020 - 18h27

ils devraient s'acheter un sourire, ça serait déjà pas mal, et évités de ""semer"" leurs gibiers un peu partout; trop flémard pour chercher l'oiseau qu'ils ont tirés... me dite pas que je ment..  j'en vois depuis ce matin.

 ps : j'ai etait chasseur de mes 16 a 20ans, j'en ai vu...   4

Portrait de hummerH2
13/septembre/2020 - 17h43
.Kazindrah. a écrit :

Quoi que l'on dise, il s'agit de mises à mort, dans les " meilleurs " des cas, lorsque l'on tue les malheureuses victimes sur le coup.

Mais si on les blesse seulement et qu'ils ne sont pas récupérés pour être achevés, ils peuvent  agoniser dans des souffrances atroces avant de mourir.

Sans parler de ceux qui survivent mais restent estropiés à vie.

 

Ben oui !!!

A moins d’être un vegan "extrémiste"  et ne manger que de la laitue, je ne vois pas trop comment on peut manger de la viande sans avoir tué l'animal au préalable.

Au moins peut on se dire que les derniers jours ou dernières heures vécues en pleine nature de l'animal tué à la chasse aura été moins pénible encore que celles provenant d'un animal que vous avez mangé ce midi et qui a fini zigouillé dans un abattoir industriel après une bien triste vie.

Certes, vous n'aurez pas tué l'animal vous même, mais vous aurez laissé hypocritement quelqu'un d'autre le faire pour vous, en faisant semblant d'ignorer la réelle provenance de ce poulet roti ou de cette entrecôte de bœuf si délicieuse dans votre assiette.

 

Tant qu'a l'animal blessé, c'est encore plus valable pour la pêche, et surtout la pêche industriel.

Perso, j'arrive à entendre un discours anti chasse de la part d'un militant végan qui va réellement au bout de ses convictions, et je l'entends si tel est votre cas.

Tout le reste ne relève au mieux que d'une méconnaissance totale du sujet, d'une sensiblerie devenue maladive, ou dans la plupart des cas que d'une réelle hypocrisie sans limite aucune.

La prochaine fois nous parlerons peut-être  des animaux que nous dévorons tout vivant comme les huitres ! smiley

Portrait de .Kazindrah.
13/septembre/2020 - 17h27

Quoi que l'on dise, il s'agit de mises à mort, dans les " meilleurs " des cas, lorsque l'on tue les malheureuses victimes sur le coup.

Mais si on les blesse seulement et qu'ils ne sont pas récupérés pour être achevés, ils peuvent  agoniser dans des souffrances atroces avant de mourir.

Sans parler de ceux qui survivent mais restent estropiés à vie.

 

Portrait de t33
13/septembre/2020 - 17h20
550°Stutzen a écrit :

Kékildit le m'bécile ? 

Au fait ?  Combien d'insectes libres de vivre vous tuez avec votre voiture chaque année ?  ASSASSIN !

Ou les rats dans le grenier, les souris dans la cave, les taupes dans le jardin, les "saloperies de limaces" et autres escargots qui bouffent tout , et même les pauvres puces de son chat !!! smiley

Comme vous dites, on en lit de ces conneries !!! smiley

Portrait de Leon48Leon
13/septembre/2020 - 16h52 - depuis l'application mobile

Pendant des décennies la chasse était un entre-sois de nantis qui faisait des rencontres professionnelles, puis l’acte de chasser a été redistribué aux pauvres avant de devenir fin du 20e un sport de pleine nature et au 21e siècle c’est écologique que ces assassins brandissent pour justifier de tuer un être libre.

Portrait de hamilton
13/septembre/2020 - 15h04

"On n'est pas que des vieux alcooliques avinés"...

 

Il faut avouer que si on regarde les véritables chiffres, on peut découvrir que près de la moitié des chasseurs (40% exactement) sont des cadres, et des professions libérales.

et 40 % également,des retraités.

Les agriculteurs et les ouvriers ne représentent qu'a peine 8 et 12%.

Il est vrai que lorsqu'on se renseigne un peu, et qu'on constate le budget nécessaire chaque année pour pratiquer la chasse, cette discipline n'est pas non plus, malheureusement, ouverte à tous les budgets.

Bref, dans les faits, vraiment éloigné de l'image que voudraient donner les détracteurs de la chasse.