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L'application Zoom reconnaît avoir accepté à la demande de Pékin de suspendre aux Etats-Unis et à Hong Kong des comptes de défenseurs des droits de l'Homme

Zoom reconnaît avoir accédé à des demandes de Pékin pour suspendre aux Etats-Unis et à Hong Kong des comptes de défenseurs des droits de l'Homme. Twitter, comme YouTube, Google et Facebook, est interdit en Chine, dotée d'une "Grande muraille informatique" pour bloquer les contenus indésirables. Mais diplomates chinois et médias d'Etat inondent ces plateformes de messages.

 L'application de vidéo-conférence Zoom, popularisée durant le confinement lié au coronavirus, se retrouve ainsi au coeur d'inquiétudes pour la liberté d'expression. Jeudi soir, la société californienne a reconnu avoir accédé à des demandes de Pékin pour fermer trois comptes de militants des droits de l'homme aux Etats-Unis et à Kong Kong qui voulaient commémorer la répression meurtrière chinoise de Tiananmen contre des manifestations pro-démocratie en juin 1989, un épisode tabou en Chine. Pour Zoom, cette réponse "était un échec" et "n'aurait pas du toucher des utilisateurs hors de Chine continentale".

Les comptes ont été réactivés et Zoom prévoit des outils pour se conformer uniquement dans leurs pays aux demandes de gouvernements de faire cesser des activités qu'ils considèrent comme illégales. "Zoom ne permettra pas aux demandes du gouvernement chinois d'avoir un impact sur quiconque en dehors de la Chine continentale", a-t-il assuré.

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Portrait de alexandrestark
14/juin/2020 - 12h30

ABJECT.