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Une enquête qui sera diffusée lundi accuse Nespresso de faire travailler des enfants provoquant un malaise chez George Clooney égérie mondiale de la marque

C'est un scandale qui s'annonce et que Nespreso tente d'étouffer au plus vite et surtout qui embarrasse au plus haut point l'acteur vedette George Clooney qui est l'égérie de la marque. Lundi prochain, la chaîne britannique Channel 4 diffusera en effet une enquête avec un  reportage sur le travail des enfants. La marque suisse y est accusée d'être fournie par des fermes guatémaltèques qui feraient appel à une main-d'oeuvre mineure. D'après le Daily Mail, le reportage montre des enfants travaillant six jours par semaines, huit heures par jour, pour moins de 5 livres.

George Clooney, visage de la marque suisse depuis 2006, a publié un communiqué dans lequel il condamne ces pratiques: "Ayant travaillé dans des fermes de tabac dès mes 12 ans, je suis très conscient des enjeux complexes qui concernent les fermes et le travail des enfants. C'est pourquoi j'ai rejoint le Conseil chargé de la durabilité chez Nespresso il y a sept ans, ainsi que la Rainforest Alliance, Fair Trade International, et la Fair Labour Association, dans le but que nous continuions à poursuivre d'améliorer la vie des fermiers. Il est également impératif d'avoir des journalistes d'investigation talentueux pour montrer au Conseil où il doivent encore progresser (...) J'ai été surpris et attristé en découvrant ce reportage. Ce Conseil et cette entreprise ont de toute évidence encore du travail à faire. Et ce travail sera fait." 

Nespresso a également publié un communiqué: "L'équipe de l'émission a informé Nespresso et George Clooney qu'ils ont des images d'enfants travaillant dans un petit nombre (...) de fermes au Guatemala, qui d'après eux fournissent Nespresso. Nous avons lancé notre propre enquête sur le terrain. (...) Nespresso adopte une politique de tolérance zéro face au travail des enfants. C'est inacceptable. Nous avons immédiatement arrêté d'acheter du café dans toutes les fermes de la région et nous  ne reprendrons pas les achats tant que nous ne seront pas capables d'enquêter et de nous assurer qu'aucun enfant n'y travaille."

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