12/07/2019 12:31

Des parlementaires de gauche demandent à l'Etat une meilleure information sur le référendum sur la privatisation d'Aéroports de Paris

Des parlementaires de gauche ont demandé  à l'Etat une meilleure information des citoyens sur le déroulement du référendum d'initiative partagée (RIP) sur la privatisation d'Aéroports de Paris. Une trentaine de parlementaires socialistes, communistes et écologistes, ceints de leur écharpe tricolore, se sont réunis jeudi place Beauvau, pour tenter de faire pression sur le ministère de l'Intérieur chargé de l'organisation technique du référendum.

Une délégation des 248 parlementaires à l'initiative du RIP sera reçue le 23 juillet par le ministre Christophe Castaner dans le cadre du comité de suivi de la procédure référendaire. A la même date, à 10H00, ces parlementaires ont également rendez-vous au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour aborder la question de l'information sur le RIP sur les chaînes publiques.

"Nous demandons que (...) la démarche inédite qu'est le RIP soit accompagnée d'une volonté politique de bien informer les Français", a expliqué Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat. "On ne peut pas consacrer 12 millions d'euros au Grand débat et à un site très bien fait et nous laisser au temps du minitel pour le RIP", a-t-il lancé.

Les initiateurs du RIP réclament au ministère un pointage quotidien des soutiens enregistrés, y compris par territoire, alors que, pour l'heure, seul un relevé mensuel est prévu par le Conseil constitutionnel.

Le premier a comptabilisé au 1er juillet 480.300 soutiens soit 10% du nombre de signature exigées d'ici à la mi-mars pour que le référendum puisse avoir lieu. "C'est techniquement possible et on se demande pourquoi il y a aujourd'hui cette forme d'empêchement", a lâché M. Kanner pour qui, si ce comptage quotidien "n'est pas prévu par les textes", il n'est pas non plus "interdit".

Le sénateur a également regretté que beaucoup de citoyens aient encore du mal à obtenir la confirmation qu'ils sont bien signataires en raison d'un problème de récépissé. Présente à ses côtés, la cheffe de file des députés socialistes, Valérie Rabault, a insisté pour que le ministère demande aux préfets d'informer toutes les mairies qu'elles peuvent participer à la collecte des signatures ou à l'information sur le RIP.

"Ne pas le faire serait priver nos concitoyens d'un droit démocratique", a-t-elle dit. Les parlementaires veulent enfin que l'ensemble des consulats soient saisis pour recueillir les signatures des trois millions de Français résidant à l'étranger.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions