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Les syndicats de l'Agence France-Presse réaffirment leur opposition au plan de suppression de postes remanié présenté par la direction

Les syndicats de l'Agence France-Presse ont réaffirmé, lors d'une assemblée générale du personnel à Paris, leur opposition au "plan de transformation" présenté par la direction, dont l'objectif de suppression de postes a récemment été revu à la baisse. Le PDG de l'AFP, Fabrice Fries, avait annoncé le 21 janvier avoir ramené de 125 à 95 le nombre de postes nets qui devraient être supprimés sur 5 ans dans le cadre du "plan de transformation" de l'agence de presse qu'il avait présenté en novembre.

Ce changement est lié à la prise en compte d'économies découlant du remplacement de salariés en fin de carrière par des jeunes aux salaires moins élevés ("effet noria"), mais aussi à l'affectation de journalistes locaux à une quinzaine de postes au sein du réseau international de l'agence, qui sont actuellement attribués à des expatriés. L'objectif de ce plan est de diminuer les dépenses globales de l'AFP de 19 millions d'euros d'ici à 2023, dont 14 millions au niveau des charges de personnel, afin de ramener ses comptes à l'équilibre.

Lors de l'assemblée générale organisée par l'intersyndicale de l'agence (CGT, SNJ, SUD, FO, CFDT et CFE-CGC), plusieurs représentants du personnel ont exprimé leur refus persistant de ce plan, malgré la nouvelle configuration. Convoqués par la direction ce jeudi, ils ont fait savoir qu'ils refuseraient de négocier les conditions du plan de départs volontaires que la direction veut mettre en oeuvre. Jugeant impossible de maintenir la qualité de la production de l'agence si ces suppressions de postes étaient réalisées, ils s'inquiètent toujours du fait que la direction n'ait pas indiqué comment elle entendait réorganiser la couverture éditoriale. Les syndicats souhaitent également discuter d'autres pistes potentielles d'économie et du soutien de l'Etat à l'agence.

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