30/10/2018 13:01

Deux avions de la compagnie Ryanair, dont un qui se rendait à Toulouse, ont failli se percuter au-dessus de l'Espagne

Après les insultes racistes d'un homme blanc envers une femme noire il y a quelques semaines, Ryanair doit faire face à une nouvelle affaire délicate et compromettante. La compagnie aérienne est en effet en pleine tourmente suite à la révélation d'un incident qui aurait pu virer au drame.

C'est le 2 octobre que les faits ont lieu, à quelques kilomètres de la ville de Pampelune, en Espagne. Deux avions - le premier qui faisait la liaison entre Séville et Toulouse, le second qui reliait Saint-Jacques-de-Compostelle à Palma de Majorque - ont failli entrer en collision.

En effet, alors que les appareils qui se croisent doivent normalement être à plus de 8 kilomètres de distance et plus de 800 mètres de hauteur, les deux Boeing 737 de la compagnie irlandaise se trouvaient à 4 kilomètres et seulement 122 mètres de hauteur l'un de l'autre !

Grâce au déclenchement de l'alarme interne et à la réaction des pilotes, qui ont rectifié leur trajectoire, le pire a pu être évité. Mais une enquête a lieu en ce moment pour déterminer les causes de ce dangereux rapprochement.

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Vos réactions

Portrait de Saint-Clair
30/octobre/2018 - 22h30

Y'a t'il un pilote dans l'avion?

Portrait de Micheldu17.02
30/octobre/2018 - 21h13

Ollé smiley.....Bravo aux pilotes, au minimum, au moins à l' un d' eux  d' avoir évité cette collision.smiley

Portrait de Pitivier²
30/octobre/2018 - 18h16

J'ai glissé chef !

Portrait de djbaxter
30/octobre/2018 - 15h40

Pour être plus précis, les pilotes de ligne suivent des trajectoires prédéfinies après le décollage, et juste avant l'atterrissage. Entre les deux, ils suivent des couloirs aériens la plupart du temps SAUF autorisation express du contrôle aérien qui peut leur donner un point de destination directe à rejoindre pour couper au plus rapide quand c'est possible. Dans tous les cas, le plan de vol est publié par la compagnie auprès des autorités avant décollage, il est encore vérifié avant départ par le contrôle aérien, et pendant le vol, le trajet s'effectue sous l'autorité et la surveillance du contrôle aérien. Avec un point important, le dernier à décider, c'est le commandant de bord qui a toute l'autorité pour une manoeuvre d'urgence d'évitement par exemple sans demander l'autorisation préalable du contrôle aérien. Puisque les pilotes doivent d'abord et dans l'ordre, voler en sécurité, prévoir leur prochaine position, et ensuite seulement communiquer avec le contrôle aérien en cas de situation périlleuse. Voilà pour les règles générales en simplifiant. Dans notre cas rapporté ici, la faute première est soit au contrôle aérien qui a affecté des niveaux de vol en contradiction avec les règles d'espacement, soit les pilotes qui ne les ont pas respectées. Là aussi, la situation réelle peut être plus complexe s'il y a eu des problèmes de communication ou d'interprétation des instructions reçues par radio.. Ce qui est sûr, c'est que les procédures de sécurité ont été fonctionnelles du côté matériel grâce au système anti-collision TCAS, et suivies de commandes manuelles efficaces par les pilotes suite aux alertes TCAS.

Tout çà pour conclure qu'on ne devrait pas jeter la pierre, ou alors pas tout de suite et pas trop grosse (lol), aux pilotes, car ce n'est pas forcément leur faute, ou leur faute uniquement.

Portrait de DVT
30/octobre/2018 - 14h22
la voie a écrit :

pour info les pilotes ne choisissent pas leur route, ce sont les tours de contrôle qui les guident

Si je ne me trompe pas (Ce n'est pas mon domaine, je suis que client des compagnies aériennes), les tours de contrôle agissent seulement lors du décollage et de l'atterrissage d'un avion.

C'est aux pilotes de se mettre dans la bonne autoroute aérienne.

Portrait de Poto
30/octobre/2018 - 14h11

Depuis la collision d'Überlingen, l'OACI demande aux pilotes de suivre les instructions de leur TCAS, le système anti-collision embarqué, quand celui-ci déclenche une alerte d'évitement.

Portrait de DVT
30/octobre/2018 - 13h22

De mieux en mieux cette compagnie...

Low cost = Low quality = dangerous