04/04/2018 08:02

Affirmant avoir été menacé pendant plusieurs années à TF1, l'animateur Olivier Chiabodo demande des "excuses de Martin Bouygues au 20h": "C'est beaucoup mieux que de l'argent !"

Mis à jour mercredi 8h00

Interrogé par TV Mag, Olivier Chiabodo affirme:

"Je veux qu’on me foute la paix, je veux qu’on arrête de me menacer, qu’on foute la pression sur ma famille et sur moi-même. En 2018, on doit arrêter de penser qu’il y a les puissants d’un côté qui peuvent menacer tout le monde et les autres. Mon but? Des excuses de Martin Bouygues au journal de 20 heures de TF1. C’est beaucoup mieux que de l’argent."

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Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour des faits présumés de "harcèlement moral" dénoncés par l'ex-animateur Olivier Chiabodo lors de ses années à TF1, a indiqué la porte-parole du présentateur.

L'animateur d'"Intervilles" a décrit à la police de Boulogne-Billancourt comment il a été "victime pendant de nombreuses années de menaces, d'accusations mensongères et de manipulations", selon sa défense.

Contacté mardi, le groupe TF1 a indiqué qu'il ne commentait pas les procédures en cours.

Lors d'"Intervilles", Olivier Chiabodo avait aidé l'équipe du Puy-du-Fou (Vendée) à battre celle d'Ancenis (Loire-Atlantique), le 2 juillet 1997, en indiquant la bonne réponse avec un signe discret de la main. Niant la triche dans un premier temps, Olivier Chiabodo, âgé actuellement de 54 ans, avait été licencié par TF1, avant d'être réintégré en 2006 pour être "placardisé" selon son avocat et d'être à nouveau licencié en 2017.

Le 20 septembre 2017, Olivier Chiabodo avait porté plainte contre X pour harcèlement moral, son avocat dénonçant un licenciement sous "des prétextes fallacieux et énigmatiques".

Le groupe TF1 avait alors vite réagi en indiquant qu'il engagerait une procédure pour "dénonciation calomnieuse" contre l'animateur. Mais celui-ci n'a pas reçu d'assignation depuis, selon son avocat.

TF1 n'a pas souhaité commenter cette procédure potentielle non plus. Olivier Chiabodo avait assuré en septembre que la triche était en fait "régulière" dans "Intervilles" et qu'il ne faisait "qu'exécuter les ordres dictés par la production".

Après son premier licenciement en 1997, l'affaire avait été portée devant les prud'hommes qui avaient reconnu une "faute réelle et sérieuse" de la part d'Olivier Chiabodo, mais pas de "faute grave" comme le demandait TF1.

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Vos réactions

Portrait de Spooky
5/avril/2018 - 08h44

O. Chiabodo se contre dit tt seul. Louvin aurait donné l'ordre via oreillette pour ça faut être en régie. Et après le type dit qu'il était sur le terrain, faut savoir monsieur Chiabodo, il était où Louvin : régie ou terrain ??? 

Portrait de Spooky
4/avril/2018 - 11h13

Il demande des excuses publiques plus de 20 ans après, sérieux il pense que maintenant.

Portrait de Capri
4/avril/2018 - 08h06

Ce genre d’affaire ne se règle pas dans les médias generalement...

Portrait de The-Kid
3/avril/2018 - 16h15

Tf1 l'a  viré pour triche ! C’est une chaîne intègre . Pas une seule émission truquée! smiley