22/01/2018 17:12

EN DIRECT - Prisons: Plus d'une centaine d'établissements bloqués à la mi-journée - La ministre de la Justice verra à nouveau les syndicats demain

17h08: La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, s'exprime à la suite de la rencontre avec les syndicats de surveillants pénitentiaires

"Nous allons nous revoir demain (...) Nous avons proposé la création de 1.100 postes supplémentaires lors des quatre prochaines années. Ces propositions ont été rejetées. Je prends acte de ce rejet. Je considère qu'il y avait, dans ces propositions, des avancées. J'ai fait part aux syndicats de ma volonté de continuer ce dialogue"

Nicole Belloubet précise que "la sécurité des personnels" est "un point majeur" des discussions avec les syndicats de surveillants. "Il faut prendre le temps des discussions. La sécurité des Français est en jeu. La dureté des conditions de travail des surveillants est un sujet sérieux", a-t-elle précisé lors de ce point presse. La ministre de la Justice "espère que les résultats arriveront très vite".

13h30: Plusieurs prisons sont de nouveau bloquées partout en France lundi à l’appel des syndicats avant une reprise des discussions prévue à partir de 15H00 avec la ministre de la Justice sur leurs revendications salariales et sécuritaires.

Alors que le mouvement entrait lundi dans sa deuxième semaine, 27 établissements étaient bloqués à 12H15, avec «une gestion de la détention impactée», selon la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP). Dans 15 d’entre eux, les agents refusent de prendre leur service, contraignant les forces de l’ordre à suppléer les surveillants dans quatre prisons.

«Nous nous concentrons ce matin sur les établissements qui nécessitent un renfort de forces de sécurité (policiers et gendarmes, Ndlr) pour pallier l’absence d’agents et assurer le service en détention», a expliqué la DAP.

Selon le syndicat Ufap-Unsa Justice (majoritaire), entre 120 et 130 prisons, sur les 188 du pays où travaillent 28.000 surveillants, se sont mobilisées lundi matin même si une minorité d’entre elles ont été totalement bloquées.

12h56: France 3 Bretagne indique que, depuis ce matin, la prison de Vezin-le-Coquet était bloquée. Mais, peu avant midi, les CRS sont intervenus afin de déloger les manifestants.

11h40: "Aujourd'hui, à 9h, les agents du service de jour n’ont pas pris leur service dans 15 établissements, parmi les 188. Par ailleurs, des blocages empêchant pour l’heure les agents de prendre leur service sont en place à l’entrée de 35 établissements", indique Youssef Badr, le porte-parole du ministère de la Justice

11h30: Une journaliste de Presse Océan rapporte que le blocage levé devant la maison d'arrêt de Nantes après l'intervention des CRS

11h20: Selon une journaliste de France Télévisions, le piquet de grève a été levé au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne après l'intervention de la gendarmerie

11h00: Le blocage à Fleury-Merogis est levé

10h35: Interrogé par BFMTV, David Besson (Ufap-Unsa) déclare : "Malgré nos différences avec la CGT et FO, nous espérons être reçus en même temps par la ministre. Il faut que le gouvernement comprenne que les surveillants n'en peuvent plus"

10h15: A Fleury-Mérogis (Essonne), plus grande prison d’Europe avec plus de 4.300 détenus, environ 150 surveillants se sont rassemblés peu après 07H00 et ont bloqué avec des barricades faites de pneus et palettes l’accès à la prison, a constaté une journaliste de l’AFP. Les appels par haut-parleur «aux agents qui souhaitent prendre leur service» étaient couverts par des huées.

La mobilisation est aussi suivie dans le reste de la région parisienne (avec des blocages à Melun, Villepinte, Nanterre, dans le Val d’Oise et un débrayage à Meaux) et ailleurs en France: les principaux établissements sont bloqués en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Grand Est et toutes sont bloquées en Occitanie et à Ajaccio (Corse), selon des syndicalistes locaux

10h00: «A 09H00, nous avons 50 établissements bloqués: 15 où les agents ont refusé de prendre leur service et 35 où des barrages devant les prisons empêchent tout personnel d’entrer», a-t-on appris auprès de la Direction de l’administration pénitentiaire.

«Nous nous concentrons ce matin sur les établissements qui nécessitent un renfort de forces de sécurité (policiers et gendarmes, Ndlr) pour pallier l’absence d’agents et assurer le service», a-t-on ajouté de même source.

09h32: 55 établissements sont touchés par le mouvement des surveillants de prison, selon BFMTV. Dans le détail, 40 prisons sont bloquées et 15 sont en dépôt de clés (les surveillants n'ouvrent pas les cellules).

09h16: "Le mouvement se durcit dans plusieurs prisons, Amiens, Lille et Vendin-le-Vieil, notamment", assure le secrétaire général de l'Ufap-Unsa, qui appelle à un blocage total des prisons.

08h22: Le mouvement des gardiens de prison entraîne le blocage de 130 prisons lundi matin, selon FO-Pénitentiaire. Les syndicats seront reçus lundi après-midi par la ministre de la Justice.

08h17: Les syndicats de gardiens de prisons appellent lundi à un nouveau "blocage total" des établissements à partir de 06H00 pour faire entendre des revendications salariales et sécuritaires, avant d'être reçus par la ministre qui veut "reprendre le dialogue".

07h25: La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a annoncé dans la nuit qu'elle recevrait lundi les organisations syndicales après le rejet des propositions du gouvernement, dans un climat de tension alimenté par des agressions à répétition. "La ministre de la Justice souhaite reprendre immédiatement le dialogue. C'est la raison pour laquelle elle recevra, dès ce jour, l?ensemble des organisations syndicales représentatives", a indiqué un communiqué de ministère. Quelques heures avant le début de l'appel au blocage dans les 188 prisons du pays, la ministre a aussi appelé "à la responsabilité de chacun afin que la sécurité et le fonctionnement des établissements pénitentiaires soient assurés".

05h12: Dimanche soir, un détenu s'en est une nouvelle fois pris à des gardiens, à Longuenesse (Pas-de-Calais). Il les a agressés avec un pied de table en fer et les a blessés aux bras, ont indiqué l'administration pénitentiaire et le syndicat majoritaire Ufap-Unsa. Le syndicat FO a appelé les gardiens de Longuenesse à "ne pas prendre les clés" lundi matin, c'est-à-dire à ne pas prendre le travail et à laisser les forces de l'ordre prendre le relais. Ces agressions à répétition alimentent la colère des gardiens de prison qui jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée. C'est l'agression de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 11 janvier qui a mis le feu aux poudres. 

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Vos réactions

Portrait de fleurdesel
22/janvier/2018 - 13h47
Tamazight21 a écrit :

Comme en 1968 mais sans un cohn bendit svp!smiley

Avec à la tête du cortège l'ancien Chef d'Etat Major des Armées, le Général Pierre de Villiers, dispo actuellement. Ca aurait de la gueule !smileysmiley 

Portrait de zem
22/janvier/2018 - 13h38
Tamazight21 a écrit :

Ce matin, à la prison de dijon, les forces de polices ont matraqué les gardiens de prison qui étaient obligés de se barricader derrière les portes! super!smiley

Par contre dans les cités ,la, ils sont bien moins virulents ,ils reculent ..