05/02/2015 10:08

Une biographie du Prince Charles déclenche une polémique

Une nouvelle biographie du Prince Charles a relancé les interrogations sur l'aptitude au trône du futur monarque, peu susceptible d'observer la sacro-sainte neutralité ayant contribué au succès du règne de sa mère, Elizabeth II.

"Tensions au palais, Charles refuse d'être un roi muet", a titré le Sunday Times. Pour le Times, "la reine redoute que le pays ne soit pas prêt à accepter Charles et son activisme".

Les manchettes des deux journaux du magnat américain Rupert Murdoch s'appuient sur "les révélations" contenues dans la biographie controversée de 448 pages dont ils ont publié les bonnes feuilles, avant sa sortie en librairies jeudi.

Pompiers-pyromanes, ils reproduisent aussi largement les nombreux démentis officiels ou "autorisés".

L'auteur de "Charles: le coeur d'un roi" (Charles: Heart of a King), Catherine Mayer, ex-responsable du bureau du magazine américain Time à Londres, est une récidiviste.

Dans un article ayant fait sensation en 2014, elle s'était déjà interrogée sur l’appétence du futur Charles III pour "le top job".

Son livre confirme qu'il se préparerait "sans enthousiasme" à la relève, de peur d'avoir à délaisser ses centres d'intérêt. Le portrait est ambivalent et en fin de compte "modérément flatteur", dixit la BBC.

Le prince au "manque de confiance congénital" compterait trop de béni-oui-oui dans son entourage. Son palais, Clarence House", s'apparenterait à "Wolf Hall", le sobriquet utilisée par l'historienne Hilary Mantel pour décrire les querelles byzantines voire assassines à la cour d'Henri VIII, au XVIe siècle.

D'un autre côté, celui que ses 161 employés appellent "le Boss", "le chevalier ayant pour but ultime de sauver sa planète d'adoption et la monarchie" refuserait de "mettre en veilleuse" ses convictions en faveur de la protection de l'environnement, des médecines douces, de la nourriture bio ou de l'insertion des jeunes défavorisés.

"Le Prince m'a confié +je veux élever les aspirations, recréer l'espoir là où il y a du désespoir, et de l’aisance là ou sévissent les privations+", écrit Mayer.

N'en déplaise à ceux qui le considèrent "comme un parasite, un excentrique qui parle aux plantes" ou à ses détracteurs -emmenés par le duc d'Edimbourg- qui lui reprocheraient de placer "ses passions cérébrales" avant ses devoirs royaux.

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