01/01/2015 13:31

Crash d’AirAsia: Les secouristes ont promis de faire des efforts "maximum" pour retrouver des victimes

Les secouristes en Indonésie ont promis jeudi de déployer d’intenses efforts pour retrouver des victimes de l’avion d’AirAsia qui s’est abîmé en mer de Java, des enquêteurs internationaux dont deux Français devant se joindre aux opérations pour localiser le fuselage de l’appareil.

Sept corps ont été repêchés depuis le début des opérations entreprises après la disparition dimanche de l’Airbus A320-200 avec 162 personnes à bord, qui s’est écrasé au large de l’île de Bornéo peu après son décollage de la ville indonésienne de Surabaya pour Singapour.

Deux corps --celui d’un homme et d’une femme-- ont été identifiés et devraient être remis aux familles après une confirmation formelle jeudi, a indiqué la police indonésienne.

«Nous faisons un maximum d’efforts pour rechercher des corps et localiser le fuselage», a déclaré dans la matinée à l’AFP un responsable indonésien des opérations de recherches et de secours, Sunarbowo Sandi, ajoutant que le ciel était «dégagé», au lendemain d’une journée de mauvais temps qui a freiné les recherches.

Mais la météo s’est dégradée jeudi après-midi, de fortes pluies empêchant des hélicoptères de décoller. Cependant, des bateaux poursuivaient leurs opérations en mer, a déclaré un autre responsable, S.B. Supriyadi.

Des experts étrangers doivent rejoindre les enquêteurs indonésiens spécialisés dans la sécurité des transports pour localiser le fuselage et récupérer les boîtes noires de l’avion qui sont cruciales pour déterminer les causes de la catastrophe.

«Dix enquêteurs du comité national de sécurité des transports (KNKT), ainsi que deux Français et deux Singapouriens vont se joindre aux recherches aujourd’hui (jeudi) pour localiser le fuselage», a précisé M. Sandi.

«Nous espérons qu’une balise de détresse sous-marine va pouvoir détecter le faible signal émis par l’ELT (transmetteur de localisation d’urgence)», a-t-il ajouté.

Ce transmetteur émet des signaux aidant les secouristes à localiser un avion en cas d’accident.

Des dizaines d’hommes-grenouilles et des équipes de plongeurs se trouvaient dans la zone, prêts à aller au fond de la mer lorsque le fuselage de l’avion sera localisé, a encore dit M. Sandi.

«Le plus important, c’est de retrouver d’abord la partie principale (de l’avion), et à l’intérieur, nous devrions pouvoir trouver les boîtes noires», a-t-il souligné. L’avion devrait se trouver à environ 25-32 mètres de profondeur.

Deux corps ont déjà été transportés à Surabaya, deuxième ville d’Indonésie, équipée pour procéder à l’examen et l’identification de 150 corps. Quatre corps supplémentaires dans des cercueils blancs ornés de fleurs sont arrivés jeudi.

A bord de l’avion d’AirAsia se trouvaient 155 Indonésiens, le copilote français, trois Sud-Coréens, un Britannique, un Malaisien et un Singapourien.

L’Airbus s’est abîmé en mer après avoir été confronté à de très mauvaises conditions météorologiques. Peu avant le décollage, le pilote avait demandé de dévier du plan de vol, et dans le ciel, il avait demandé de prendre de l’altitude avant que le contact ne soit perdu avec le contrôle aérien. Des bateaux et avions de plusieurs pays, notamment les Etats-Unis, l’Australie, la Malaisie et Singapour, participent aux importantes recherches effectués en mer de Java.

Parmi les débris récupérés jusqu’ici figurent notamment une porte d’avion et plusieurs valises.

2014 aura été une année noire pour l’aviation civile malaisienne, avec la perte de deux avions de la compagnie nationale Malaysia Airlines, à laquelle s’ajoute celui d’AirAsia.

Le 8 mars, le Boeing du vol MH370 disparaissait peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, avec 239 personnes à son bord. Sa disparition reste inexpliquée à ce jour. Il se serait abîmé dans le sud de l’océan Indien, à court de carburant.

Le 17 juillet, un autre Boeing de Malaysia Airlines (vol MH17) assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur explosait en vol, vraisemblablement abattu par un missile en survolant l’Est de l’Ukraine, dans une zone contrôlée par des rebelles pro-russes, où les combats sont récurrents. Il transportait 298 personnes, parmi lesquels 193 ressortissants néerlandais.

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Vos réactions

Portrait de DarkAngel
9/janvier/2015 - 03h57

C'est fou comment on y croit