24/10/2014 09:37

Nice-Matin : Le repreneur sera connu le 7 novembre

Par Catherine MARCIANO

Coopérative des salariés déterminée à éviter les licenciements ou pôle belge Rossel avec une offre socialement rude mais financièrement solide? Le repreneur du groupe de presse Nice-Matin sera choisi le 7 novembre.

Les trois candidats toujours en lice - dont Georges Ghosn, ex-propriétaire de La Tribune et de France-Soir - étaient conviés jeudi devant le tribunal de commerce de Nice pour défendre leurs projets.

Le délibéré du tribunal sera dévoilé dans deux semaines, le vendredi 7 novembre.

Les salariés ont monté une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) prônant 159 départs exclusivement volontaires (14,5% des effectifs).

"Quelque chose à changé. Le tribunal s'est rendu compte que nous ne sommes pas une gouvernance d'illuminés", a commenté tout sourire après son audience Jean-François Roubaud, porte-parole de la coopérative.

Les salariés deviendraient les actionnaires majoritaires de Nice-Matin et délègueraient la gestion à un directoire, dont le président pressenti est désormais le journaliste Robert Namias.

Pour rassurer le tribunal, les noms de futurs membres du conseil d'administration ont été mis en avant comme l'ex-procureur Eric de Montgolfier.

La SCIC a rassemblé un financement total confirmé de "14,2 millions d'euros", arraché de haute lutte.

Elle a levé 2,3 millions d'euros avec la participation de salariés puisée sur leur 13e mois, ainsi que 460.000 euros de dons, dit-il.

Le financement comprend 8 millions de cessions d'actifs "non stratégiques" sous promesse d'achat de l'homme d'affaires Bernard Tapie (50% de Corse-Matin et les murs de quatre agences locales). "Les actifs sont le fruit de notre travail collectif", a argué la SCIC devant le tribunal.

Le conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur prête notamment 2 millions d'euros, des partenaires privés apportent également des fonds dont Carrefour France à hauteur d'un million.

"La seule grande déception et incompréhension totale, c'est le désengagement de dernière minute des structures d'économie solidaire pourtant sous tutelle du gouvernement", regrette Jean-François Roubaud, qui espérait de leur part un apport de 4 millions.

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