13/06/2014 14:21

Des intermittents occupent des directions régionales du travail

Des intermittents occupaient vendredi matin des directions régionales du travail en région parisienne et en province, dans le cadre d'un mot d'ordre lancé par la Coordination des intermittents et précaires pour protester contre la nouvelle convention d'assurance-chômage.

"Nous avons décidé d'interpeller les fonctionnaires des directions du travail pour tenter d'organiser une riposte commune", a indiqué à l'AFP Loïc, un représentant de la coordination occupant la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) à Aubervilliers (Seine-saint-Denis).

Selon ce représentant, qui n'a pas souhaité donné son nom, une centaine d'intermittents, d'intérimaires et de précaires se trouvaient sur place.

A Toulouse, les services administratifs de la Directe étaient aussi occupés, selon des employés joints par téléphone et des intermittents.

Ceux-ci souhaitent convaincre le ministre du Travail, François Rebsamen, de ne pas agréer la nouvelle convention.

"Nous sommes 35 intermittents à occuper depuis 08H30 la Direccte 31 (Haute-Garonne) et nous comptons y rester toute la journée. Nous ne bougerons pas tant que nous n'aurons pas une réponse de François Rebsamen", a affirmé par téléphone une représentante de la Coordination des intermittents et précaires de Midi-Pyrénées, la comédienne Deborah Bessones. Selon elle, les occupants étaient résolus à ne quitter les lieux que sous la contrainte.

A Lille, une soixantaine d'intermittents affilés aux syndicats Sud-Solidaires, CGT et Synavi occupaient depuis environ 10H00 la Direccte du Nord/Pas-de-Calais. Ils ont demandé un entretien téléphonique avec François Rebsamen ou, à tout le moins, avec son cabinet.

"Pour moi, il n'y a pas de dialogue. Maintenant, c'est le recours à l'occupation afin de pouvoir communiquer. On ne bougera pas d'ici tant qu'on n'aura pas eu Rebsamen au téléphone", a déclaré à l'AFP Louise Wailly, de la compagnie Proteo et du Théâtre de l'ordinaire.

Le patronat et trois confédérations (CFDT, FO et CFTC) ont signé le 22 mars un accord sur une nouvelle convention d'assurance-chômage qui durcit notamment les règles d'indemnisation s'appliquant aux intermittents du spectacle. Une fois agréé, cet accord devrait entrer en vigueur le 1er juillet.

Depuis le début de négociations sur cette nouvelle convention cet hiver, les intermittents ont régulièrement occupé des lieux culturels, des sièges de syndicats patronaux et des antennes du ministère de la Culture à Paris et en province pour tenter de peser sur les discussions. Le mouvement des intermittents a également perturbé certains festivals d'été.

Vendredi à Toulouse, une nouvelle assemblée générale des intermittents était prévue dans la matinée sur le site de Rio Loco, festival de musiques du monde organisé par la ville, qui avait attiré en 2013 un record de 125.000 spectateurs.

Ils devaient décider par un vote s'ils allaient de nouveau perturber le déroulement du festival qui doit s'achever dimanche.

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Vos réactions

Portrait de Magamoth
13/juin/2014 - 18h43
Pour tous ceux qui sont persuadés que ce déficit est réel, sachez que vous êtes tombés dans un piège grossier de pseudo-comptabilité...Je vous engage a regarder les films "Riposte" réalisé par le CIP-IDF (une recherche google est hop! Vous pouvez avoir une réel info) C'est éloquent! Regardez-le et découvrez pourquoi ces chiffres sont un montage idéologique...Dommage que la presse relais mal ces infos. On a transformé ce régime mutualiste en assurance ou les plus riches en sortent plus riches et les plus pauvres sont exclus. Derrière tout ça, le medef cherche tous simplement à déboulonner systématiquement les droits sociaux acquis par le front pop en 36...Il y a évidement des choses à changer car la réforme de 2003 n'en était pas une! Les réalités des métiers artistiques sont différentes et demande une flexibilité particulière...Ne tombons pas dans le piège de la division! Les politiques culturelles sont discutables, la mercantilisation abusive de l'art est critiquable, mais le système qui permet aux artistes de vivre l'est beaucoup moins...Ils ne sont pas de plus en plus nombreux, ils ne creusent pas le déficit! Avant de prendre pour argent comptant les chiffres qu'on vous donne, informer vous! Un intermittent bosse bien plus que les "507"heures! Vous n'avez aucune connaisance du metier et faites des raccourcis grossier...Demain, quand le medef commencera à redire sur les congés payés, que le smic sera a 4 euros de l'heure, faudra pas pleurer!smiley
Portrait de Volques
13/juin/2014 - 17h05

Que l'on supprime tous les festivals et la question sera réglée ! la honte ce milieu artistique !

Portrait de paulau
13/juin/2014 - 15h22
" Des intermittents occupent des directions régionales du travail "

 

Attention danger : on parle de travail !