12/12/2013 17:31

Le procès de Charlie Hebdo s'est heurté à des problèmes de procédure qui seront tranchés le 30 janvier

Le procès du journal satirique Charlie Hebdo, poursuivi par deux associations imbriquées l'une dans l'autre et inconnues s'est heurté jeudi à des problèmes de procédure, qui seront tranchés le 30 janvier par le tribunal correctionnel de Paris. Le fond du dossier n'a ainsi pas été abordé.

L'avocat de Charlie Hebdo, Me Richard Malka, a soulevé la nullité des poursuites engagées par les associations Rassemblement démocratique algérien pour la paix et le progrès (RDAP) et de l'Organisation arabe unie (OAU), qui se présente comme une "branche organe" du RDAP, et leur irrecevabilité à agir.

L'hebdomadaire, son directeur de la publication Charb et deux autres dessinateurs sont cités à comparaître pour provocation à la haine raciale et diffamation raciale. Parus dans l'édition du 19 septembre 2012, rééditée le 21 septembre, un vendredi, "jour sacré pour les musulmans", selon l'assignation, 20 dessins sont concernés par le premier chef, six considérés par les plaignants comme diffamatoires à l'encontre du Prophète et de "la communauté musulmane".

La publication de ces caricatures, survenue dans un climat très tendu -peu après la diffusion sur internet d'un film islamophobe, "L'innocence des Musulmans", qui avait entraîné des violences dans plusieurs pays qui ont fait de nombreux morts- avait suscité une vive polémique, en France et à l'étranger Après avoir fait rappeler à son contradicteur que Saada Zaoui, président de ces associations, se trouve en détention provisoire, Me Malka a cité avec gourmandise un article évoquant l'affaire d'extorsion dans laquelle il est mis en cause.

"Voilà donc celui qui prétend agir au nom du prophète" et pour représenter 1,5 milliards de musullans, a-t-il ironisé, avant d'énumérer les mutliples nullités de procédure: les bons articles de loi n'ont pas été visés, les dessinateurs sont tous poursuivis pour tous les dessins, même ceux dont ils ne sont pas les auteurs. "On demande 782.000 euros" de dommages et intérêts à Charlie Hebdo "et on fait ça avec une désinvolture totale", a poursuivi Me Malka, ironisant à propos de la "mode" d'intenter des procès au journal pour en tirer un moment "de gloire".

Lorsque l'on poursuit dans un tel dossier, "il me semble qu'on soigne sa copie", a renchéri magistrate du parquet Aurore Chauvelot, estimant elle aussi que les poursuites sont nulles. Le conseil des associations, Me Anthony Bem a rétorqué qu'il n'y avait selon lui "aucun doute sérieux possible" sur les poursuites, estimant que soulever leur nullité "est un moyen de se défendre lorque l'on sait qu'au fond on n'est pas bon".

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Vos réactions

Portrait de Elypat
12/décembre/2013 - 19h02 - depuis l'application mobile

Vive Charlie Hebdo!!! Harakiri tu me manques!!!

Portrait de ovaillant
12/décembre/2013 - 17h45

Allez Charle Hebdo smiley