03/09/2013 16:08

Affaire Bettencourt: Marianne et Libération condamnés pour avoir diffamé Philippe Courroye

L'hebdomadaire Marianne et le quotidien Libération ont été condamnés mardi par le tribunal correctionnel de Lille à verser respectivement 8.000 et 10.000 euros de dommages et intérêts à l'ancien procureur de Nanterre Philippe Courroye pour l'avoir diffamé sur fond d'affaire Bettencourt.
Le directeur de la publication de Marianne, Maurice Szafran, et le journaliste Laurent Neumann ont été condamnés à une amende de 3.000 euros et 1.500 euros avec sursis pour un article publié en octobre 2011 dans l'hebdomadaire, ainsi qu'à verser solidairement 8.000 euros de dommages et intérêts à l'ancien magistrat, au titre du préjudice subi.
L'hebdomadaire devra en outre publier dans un délai d'un mois le jugement à ses frais. 
Le directeur de la publication de Libération, Nicolas Demorand, et le journaliste Renaud Lecadre ont été condamnés respectivement à une amende de 1.500 euros avec sursis et 3.000 euros pour un article publié en septembre 2011 dans le quotidien et sur son site internet, ainsi qu'à payer 10.000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a par ailleurs ordonné à Libération de publier le jugement et de supprimer l'article incriminé sur son site internet. 
Philippe Courroye a par contre été débouté de son action en diffamation contre un éditorial paru dans Libération le 7 août 2012. 
"Ce délibéré marque la volonté du tribunal de Lille de sanctionner de manière parfaitement claire le manque de professionnalisme de certains journalistes, qui préféraient tremper leur plume dans le vitriol plutôt que de relater la vérité", a réagi auprès de l'AFP l'avocat du magistrat, Me Olivier Baratelli, après le délibiré.
Le montant des dommages et intérêts, s'il est en deçà de ce qu'avait réclamé la défense de M. Courroye le 4 juin - 45.000 euros à Marianne et 40.000 euros à Libération - est "révélateur de la volonté du tribunal de stigmatiser des articles qui étaient vindicatifs, excessifs, méchants, faux, calomnieux et attentatoires à l'honneur et à la considération de Philippe Courroye", a ajouté Me Baratelli. 
"M. Philippe Courroye voit son honneur de magistrat rétabli, voit par ses pairs consacrer le fait qu'il a mené des enquêtes préliminaires sérieuses dans les affaires Bettencourt et c'est une grande satisfaction après la campagne de calomnie qui avait été distillée à son égard", a-t-il estimé. 
Le dossier avait été dépaysé à Lille à la demande des avocats des deux journaux, Philippe Courroye ayant été muté à la cour d'appel de Paris dont dépend le tribunal de grande instance de Créteil où devait se tenir initialement ce procès.

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Vos réactions

Portrait de sylvana13
3/septembre/2013 - 17h51 - depuis l'application mobile

Enfin cette affaire avance !
Bientôt on saura ce qui s'est vraiment passe et les vrais coupables serons démasqués !